Jeudi 15 mai 2008
Pour ceux que ça intéresse (soit vous tous, bien sûr !), mon roman est en vente…
Vous le trouverez à la librairie Les Caractères, rue du Maréchal Joffre, juste derrière l'hôtel de ville.
Vous pouvez aussi le commander sur
Amazon (il est censé ne sortir que lundi chez eux, faudra donc attendre un peu).
Autre solution, vous passez directement commande auprès de l'auteur en lui envoyant
un mail et on se débrouille pour que je vous l'apporte (ou vous passez le chercher). Ca a un côté convivial que j'aime bien…
Ah, j'oubliais, il y a aussi le tout nouveau
site du Lamantin, en ligne depuis cette nuit, avec encore un certain nombre de bugs qui seront très vite réglés… Là aussi, vous pourrez commander le bouquin.

Suite à la remarque judicieuse d'Ahmed, j'ajoute la 4ème de couverture, histoire que vous sachiez de quoi ça parle :

"Un hélicoptère de l’Armée Française s’écrase sur la tribune présidentielle à l’occasion du traditionnel défilé du 14 Juillet. Le Président de la République ne survit pas, de même que les principaux responsables politiques.
Tout accuse le pilote, un officier d’origine Algérienne.
Mathilde, que tout le monde appelle Mina, la jeune sœur du pilote, refuse de croire en la culpabilité de son frère. Elle va se battre pour faire éclater la vérité alors que des changements politiques se mettent en place dans la France de l’après 14 Juillet."

par Fabrice Guillet publié dans : colomblog communauté : Les blogs citoyens
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Mardi 13 mai 2008
Tout à l'heure, sur la place entre le Leclerc et le marché, deux policiers municipaux s'occupaient du gars en fauteuil roulant qui traîne là assez souvent. Vous l'avez peut être déjà remarqué, il lui manque quelques parties du corps et il pousse régulièrement de grands cris qui causent bien des discussions avec mes filles (pourquoi il crie "au secours", le monsieur ?). Il se trouve qu'il y a quelques jours, on avait parlé de lui dans le quartier (ce jour là, il avait chié par terre, juste devant la porte ouverte donnant sur l'arrière du pressing)… Que peut-on faire pour ce type ? La personne qui m'en avait parlé (un lecteur, j'en profite pour le saluer avant de le croiser demain soir pour nos rencontres rituelles lorsque j'emmène ma fille au piano) m'avait dit que les policiers municipaux étaient régulièrement envoyés pour embarquer le gars, qui se retrouvait hospitalisé quelques jours avant qu'on le foute dehors et qu'il revienne.
J'ai donc assisté à une tentative de dialogue, du genre perdu d'avance mais qu'on ne peut qu'apprécier. Quelqu'un s'occupait de lui…
Il n'y a aucune structure qui pourrait le prendre en charge, il reviendra donc, avec sa douleur, sa fatigue mentale… Et à nouveau, la population sera choquée par ses cris, par son comportement crado, par sa seule présence… On le fera alors évacuer pour quelques jours… Eternel recommencement.
Je n'ai bien sûr aucune solution. Que peut-on faire pour un type en souffrance, un type obligé de vivre dans la rue, qui n'a plus de jambe et visiblement plus toute sa tête non plus… ? Mais il existe et on ne peut ni fermer les yeux ni le laisser…


par Fabrice Guillet publié dans : Vie locale communauté : Les blogs citoyens
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Vendredi 9 mai 2008
Comme d'habitude, je vais m'engager dans un truc que je ne vais pas tenir, je vous préviens…
J'aurais bien aimé savoir comment se passait les premières semaines en mairie de nos nouveaux élus bloggeurs… Pas de chance, ils sont trop occupés pour nous raconter ! Ou alors c'est top secret, je ne sais pas… Dommage, ça m'aurait intéressé !
Alors je me dis que le seul moyen d'être au courant, c'est de leur poser directement la question… Va falloir que je m'organise pour prendre rendez-vous, c'est pas ma qualité première, l'organisation.
Dans mes projets aussi, j'ai prévu une discussion dépassionnée avec Laurent Trupin…
A suivre donc (n'hésitez pas à m'engueuler si vous ne voyez rien venir, c'est que j'aurais oublié et que je serais reparti sur un des autres projets en cours).

Pendant que je parle des élus bloggeurs, je dois faire un distingo et parler du blog de Chantal Barthélémy-Ruiz, qui nous tient au courant des manifestations locales auxquelles elle participe. Elle nous donne son agenda local et c'est plutôt bien vu. C'est ainsi que j'ai pu voir ce qui était prévu demain pour la journée de commémoration de l'esclavage (ne comptez pas sur moi pour parler de "traite négrière", j'ai honte rien qu'à écrire ces mots). Je ne sais pas encore si je pourrais y être, mais bon…
par Fabrice Guillet publié dans : Politique locale communauté : Les blogs citoyens
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Lundi 5 mai 2008
Tout à l'heure, j'ai pris mon vélo (note à l'attention des mauvaises langues :  je ne savais pourtant pas si je pourrais l'attacher. Et d'ailleurs… je ne l'ai même pas attaché !) pour aller voir ce qu'il se passait pour les sans-papiers de l'entreprise Passion Traiteur, en grève depuis une quinzaine de jours (on avait évoqué ici le début de la grève et l'info a également circulé dans la presse…).
La scène se passe au bout du boulevard de Valmy, au pied de l'A86. De grandes grilles blanches sont couvertes d'affiches, de drapeaux de la CGT et "Droit devant". Tout est fermé. Je vois une grande tente, puis remarque deux hommes assis sur des chaises en plastique, à l'ombre de grands arbres. Je me décide enfin à essayer de pousser la grille et rentre avec mon vélo. Quand je m'avance vers eux, les deux hommes se lèvent et viennent me parler. Après quelques instants, ils me tendent une chaise et nous discutons tranquillement.

Les deux hommes sont Maliens. Ils vivent en France depuis 7 et 8 ans. Ils travaillent pour cette entreprise depuis 4 et 5 ans. Oui oui, ils me l'ont bien confirmé, ils ont bien depuis cette date des fiches de paie, ils cotisent à la Sécu, ils paient des impôts… Ils ont une famille en France… L'un des deux m'a également raconté que son père et son grand-père avaient la nationalité française ! Le grand-père a même reçu je ne sais quelle médaille pour le féliciter de sa bravoure au combat !

Dans leur entreprise, ils sont une vingtaine à partager cette situation. Des Maliens, mais aussi des Ivoiriens, des Sénégalais, des Marocains et même deux Sri Lankais. Le chef d'entreprise était-il au courant de leur situation ? En a-t-il profité ?  Mystère… Ils ne savent pas ou ne veulent pas le dire. Ce qu'ils racontent, c'est que ce responsable s'active maintenant pour que leur sort évolue. La grève, la publicité négative, on comprend que pour un chef d'entreprise, cela incite à bouger. Il a aidé à préparer les dossiers pour la préfecture.

La situation est en train d'évoluer. Ils ont d'abord eu une APS (autorisation provisoire de séjour, si j'ai bien compris). L'un d'eux m'a montré son papier, elle prend fin le 8 mai. Les 20 salariés sont reçus en préfecture par petit groupe cette semaine. 3 cet après-midi, les autres demain, puis mercredi. Ils espèrent, comme les salariés du Café de la Jatte ces derniers jours, obtenir au moins une autorisation de 3 mois, qui se transformerait en autorisation d'un an par la suite.

Vous ne me verrez pas me lancer dans de grandes considérations générales, du style "régularisation pour tous"… Les généralités ne font pas partie de mon mode de fonctionnement.
Je ne réagis qu'en fonction de ce que je vois, de ce qui me touche. Les hommes plutôt que les idées. Et là, j'ai vu des hommes qui ont une vie en France, depuis plus de 5 ans. Ils travaillent, paient des impôts, des charges sociales… Et pourtant, ils n'ont pas officiellement le droit d'exister dans ce pays. A tout moment, une décision administrative peut les renvoyer dans un pays qu'ils ont fui. Qu'est-ce que ça changerait ? Pourquoi ne pourraient-ils pas rester et travailler ici ? Sont-ils dangereux ? Trichent-ils, volent-ils le travail des autres ? Non, bien sûr que non.
A mon humble avis (AMHA, comme on dit), toute autre décision qu'une régularisation de la situation actuelle serait absurde. Personne n'aurait rien à y gagner. Et qu'on ne me parle pas d'appel d'air, d'exemple pour les nouveaux arrivants, on parle ici de personnes travaillant légalement depuis plus de 5 ans !
Ce cas rejoint d'autres que j'avais déjà constatés sur Colombes. Par exemple cette famille, dont l'enfant est scolarisé avec ma fille. Ses parents sont en France depuis près de 10 ans, l'enfant est né en France, il a toujours été scolarisé depuis 3 ans (il finit sa maternelle) à Colombes. La famille répond aux critères de régularisation de la circulaire "Sarkozy" (du nom du ministre de l'intérieur de l'époque, tombé dans l'anonymat depuis) de l'été 2006. Elle a d'ailleurs déposé des dossiers (je suis témoins, j'ai vu les papiers). Depuis, curieusement, la préfecture n'a pas donné de réponse. 2 ans pour étudier un dossier, c'est un peu longuet, non ? En fait, la famille n'est pas expulsable (enfant né en France). Mais, sans le dire, "on" fait traîner les choses. Le but étant de décourager. La famille ne peut travailler qu'au noir, ce qui limite forcément les possibilités. "On" se dit sans doute qu'ainsi, la famille ne va pas s'en sortir et va renoncer et rentrer dans son pays. Mais pourquoi ? Que pourraient-ils trouver dans un pays que la misère leur a fait fuir il y a 10 ans ? C'est stupide ! A moins que ce ne soit qu'une histoire de chiffres ou de statistiques. On ne peut légaliser tous ceux qui remplissent pourtant les conditions car le nombre serait trop important et ferait tâche par rapport à l'air méchant qu'on (toujours ce satané "on") essaie de prendre vis-à-vis des nouveaux arrivants. Tant pis pour ceux qui subissent ces règles absurdes, ils ne sont que des pions vis-à-vis de l'étranger… :-(

PS : L'autre jour, on entendait la chanson "expulsez-moi", des Têtes Raides (on peut
l'écouter ici). Ma fille de 8 ans m'a alors demandé ce que ça voulait dire. J'ai commencé par contourner le problème en parlant de foot, puis j'ai mis les pieds dans le plat.  Je lui ai parlé de ces gens qui fuient la misère pour s'installer en France alors qu'ils n'en ont pas officiellement le droit… C'était un bon exercice, d'expliquer ça à un enfant, d'affronter une logique enfantine… Il a des enfants Hortefeux ? :-)

PPS : Oui, je sais, j'ai été super-long !

PPPS : J'ai piqué la photo sur
le site des Verts de Colombes.

par Fabrice Guillet publié dans : colomblog communauté : Les blogs citoyens
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Vendredi 2 mai 2008
Avec un peu de retard, je réponds volontiers à la demande du Carré des Créateurs (square Jean Pierre Denis Papin, at the Vallées).
Vous trouverez sur leur blog le programme des expos pour les semaines à venir ainsi que l'appel à candidature pour le prochain salon des créateurs de cet automne.
En plus, ce que j'aime bien, avec ce blog, c'est qu'on peut aller regarder ce que fait chacun des membres de l'association… Ok, ça prend du temps, mais la curiosité n'a jamais été un vilain défaut, si ?
par Fabrice Guillet publié dans : Vie locale communauté : Les blogs citoyens
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