Dimanche 1 novembre 2009
Vous aimez lire ? Vous aimez les cathédrales, le Caol Ila, la forêt équatorienne, le suspens, la géologie, l'alchimie, les héros attachants, les Renseignements Généraux (oui, j'aime bien accoler "attachant" et RG, c'est rigolo)… ?
Bon, arrêtez de discuter, je pourrais continuer mon énumération pour vous prouver que vous avez forcément des bonnes raisons de venir merdredi, à partir de 18h30, pour la séance de dédicaces d'Henri Loevenbruck à la librairie Caractères (rue du Maréchal Joffre, derrière la mairie, comme vous le savez tous).
Henri y dédicacera son dernier thriller, "les cathédrales du vide", sorti chez Flammarion début octobre. Pour ceux qui ont suivi, il s'agit de la "suite" du "Rasoir d'Ockham" sorti début 2008. Mais ceux qui n'ont pas lu le premier livre ne seront pas pour autant perdus (la preuve, j'en avais oublié une partie et j'ai quand même compris … Ah oui, d'ailleurs, je ne l'ai pas précisé, mais j'ai lu ces "cathédrales du vide". Et vous pensez bien que si c'était mauvais, je ne vous en parlerais même pas !).
On se retrouve là bas ?

Pour les fainéants, les immobiles, les occupés et tous ceux qui ne viendront pas, Henri sera interviewé pour le 19/20 de France 3 en direct des Caractères mercredi.
En vérité, je vous le dis (excusez, ça doit être l'horaire qui me fait parler comme ça), ce mec est une star et vous passeriez à côté ? Pardonnez-leur, Seigneur, ils ne savent pas ce qu'ils font.
Par Fabrice Guillet - Publié dans : Vie locale - Communauté : Les blogs citoyens
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Mercredi 28 octobre 2009
A l'heure où la municipalité commence à interroger les Colombiens à propos de son bilan après 18 mois de travail, j'ai l'impression que la réponse se résume souvent à quelque chose du style : où est votre baguette magique qui était censée résoudre tous les problèmes.
Quand j'entends ou lis certaines réflexions, j'ai tendance à me dire que ce n'est pas Philippe Sarre qu'il fallait élire, mais Gérard Majax ou Raël (on ne sait jamais, avec ses copains extra-terrestres, il aurait peut-être fait un super boulot).
Qu'est-ce qu'on entend en effet ?
"On n'a toujours pas de logement".
Qu'attend-on, sérieusement, en 18 mois, quand on sait qu'il y a, je crois, 3 000 demandes en attente, un taux de roulement de 300 logements par an et qu'on peut difficilement construire des centaines de logements sociaux en un an. Pour juger, il faudra plus de temps. Et il ne faudra pas oublier de prendre en compte les autres facteurs, comme le lieu d'implantation, leur insertion dans la ville…
Autre remarque lue, "vous ne faites rien contre l'incivilité, les gens qui se garent n'importe où, qui jettent leurs vieux papiers par terre, leurs encombrants dans les rues"…
Là encore, sacrée mission ! Quand on voit les comportements et le manque de civisme des habitants, on se rend compte que leur apprendre à bien se comporter est sacrément compliqué. Je crois que Mme Gouéta avait, en son temps, fait une campagne sur le coût du ramassage des encombrants "sauvages". Je l'ai relu depuis dans Mosaïque. Force est de constater que les "incivils" n'en ont rien à faire. Je pense même qu'ils savent que leur comportement n'est pas normal. C'est tout un travail sur l'insertion dans une communauté, sur la notion de bien public… Mais quand on en arrive là, on est bien loin de brigades antisalisseurs, de caméras pour les prendre sur le fait… D'un problème de société, on ne peut lui fournir une solution toute faite.
Ce qui m'amène aux questions d'insécurité. Pour cela, je vais me contenter de monter de quelques échelons pour prendre un exemple national. Nus avons un président qui a été pendant 5 ans (à peu près, je résume son cv) ministre de l'intérieur, qui a fait son business électoral de la lutte contre l'insécurité et qui, sur ce point, a un bilan dérisoire. A mes yeux, c'est malheureusement logique, dans la mesure où, comme je le disais il y a trois lignes, on ne résoud pas un problème de société par une mesure concrète adaptée à une petite part du souci.
Je suis donc avec curiosité cette histoire de bilan municipal avec le sentiment que je suis incapable de juger d'un bilan en aussi peu de temps. Pas folle, la municipalité a lancé son échange avec la population sur la démocratie locale, un des points sur lesquels son bilan est déjà visible (avec les conseils de quartier), mais aussi où l'enthousiasme des premiers mois risque de faire long feu (j'imagine la situation d'un nouvel arrivant, comme je l'ai été il y a 6 ans, qui ne peut s'inscrire à son conseil de quartier, qui ne connaît pas les membres qui en font partie, qui n'a aucun moyen de les joindre et qui ne trouve sur le site de la ville que de vieux compte-rendus dépassés. J'imagine aussi la frustration des membres qui se donnent beaucoup de mal pour un résultat peu visible).
L'exercice n'est pas facile, aller devant les gens pour les inciter à vous tresser des lauriers quand ils ne pensent qu'à vous reprocher d'être trop humains…


Désolé pour la version, ce n'est pas celle que j'aurais choisie. Pour les curieux et les amateurs, c'était celle d'Iron&wine qui me plaisait.

Par Fabrice Guillet - Publié dans : Politique locale - Communauté : Les blogs citoyens
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Mardi 20 octobre 2009
C'est bon, on est tranquillou entre nous, on peut discuter ?
Ces derniers temps, j'ai eu une espèce d'emploi du temps de fou, ou du moins un emploi du temps chargé, que quelqu'un d'un peu plus organisé que moi aurait géré facilement. Ce n'est pas fini, mais bon, les appels du pieds étaient de plus en plus marqué, je ne pouvais pas me taire plus longtemps.
Comme on en parlait avec une lectrice, alors qu'elle me présentait une centaine de personnes au forum des associations, le ton, sur les blogs de Colombes, ces derniers temps n'inspirait pas à rester motivé.
J'ai donc profité du surplus d'activité professionnel pour me planquer, en espérant que l'orage passe (en même temps que la caravane pleine d'excités).
Ces derniers jours, j'ai eu envie de publier de nouvelles notes, mais à chaque fois, la peur du malade planqué dans la nature avec son gros gourdin, prêt à me tomber dessus, m'a fait reculer.
Ce que j'aime, c'est donner une info, raconter ce qui se passe… Certainement pas donner l'occasion à quiconque de faire des interprétations pour défendre telle ou telle cause.
Parmi les sujets que j'aurais bien aimé traité (et qui ne prêtaient pas à conséquence, du moins je l'espère), il y a les spectacles que l'on a la chance de pouvoir voir sur Colombes. Je vais citer 2 cas que j'ai vus avec mes petits yeux ébahis. Il y a d'abord eu les Misérables, façon Annibal et ses éléphants, en spectacle de rue devant l'Avant Seine. Spectacle gratuit, en plein air un samedi après-midi… Personnellement, j'ai adoré et j'en redemande (oui, je sais, c'est de la gourmandise).
Quelques jours plus tard, à savoir la semaine dernière, je suis allé voir un spectacle à la MJC, dans le cadre du festival Rumeurs Urbaines. Dans la salle, il devait y avoir une cinquantaine de spectateurs, pour la plupart des habitués (ce qui n'était pas notre cas), auxquels il fallait ajouter une classe de collégiens. Le spectacle était très sympa, mais j'étais désolé de voir un public aussi clairsemé.
A propos de spectacles, il y en aura un sur le terrain d'évolution (quel nom !) au coin des rues Colbert et Jules Ferry samedi 24 octobre à 16h. Gratuit, of course.

On en arrive aux sujets qui fâchent ? Le genre de trucs que je me serais fait un plaisir d'aborder, avec la naïveté de ma jeunesse (non, ne rêvez pas, je ne dis pas que je ne suis plus jeune. Quand j'aurais 17 ans, je vous préviendrai).J'aurais volontiers abordé la question du bilan de mandat initié par la municipalité, avec l'ouverture d'un blog sur lequel on peut intervenir (à propos, j'espère que vous avez pensé à répondre au questionnaire pour donner votre avis sur Mosaïque. N'oubliez pas la règle n°1 : Tous ceux qui pensent le contraire de vous se sont précipité pour s'exprimer. Ne leur laissez pas le monopole). Pour l'instant sur la démocratie, en attendant le déchaînement politique quand il va s'agir de sécurité. Pourquoi je dis politique ? Parce que je remarque qu'aujourd'hui, même sur les blogs politiques, personne ne parle des voitures qui se sont mystérieusement enflammées ces derniers jours vers la rue Buffon. Un peu comme les iPod qui se brisent, mais avec une lutte pour le territoire, des dealers et d'autres personnes particulièrement sympathiques derrière. Et pour que moi, je parle de ça, c'est bien qu'il y a un truc qui ne colle pas !
Je pourrais aussi évoquer un problème qu'une copine m'a fait remonter à propos du changement de statut des gardiens de square qui, visiblement, ne sont plus affectés à un square, mais à la voie publique. Visiblement, ça chiffonne du côté du square des Oiseaux à ce sujet. Moi, honnêtement, j'ai du mal à prendre la question au sérieux tant l'image que j'ai d'un gardien de square à Colombes est un vieux type bourré à qui il manque la moitié des dents.

Je crois qu'il faut que je m'arrête là, j'ai fait suffisamment long pour me faire pardonner un mois de silence. Ce post n'a aucun sens, il n'a ni début ni conclusion, mais si vous voulez vous plaindre, faites-le à tous ceux qui m'ont demandé de l'écrire. Je peux vous donner des noms, si vous voulez.
Par Fabrice Guillet - Publié dans : colomblog
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Dimanche 30 août 2009
Un commentaire récemment posté me donne l'occasion de faire une remarque plus générale : l'avantage collectif peut-il se faire au détriment du bien individuel ?
C'est ce qu'avance notre commentateur (dont j'ai oublié de retenir le nom) lorsqu'il s'énerve contre la diffusion de films en plein air à côté de chez lui. Je me mets à sa place (d'autant plus facilement que j'ai souvent connu la même situation dans d'autres lieux), la proximité de spectacles en plein air oblige les riverains à participer d'office auxdits spectacles. Une sono à fond vers minuit, quand on a subi les désagréments des travaux du T2 dans la journée, sans compter une éventuelle journée de boulot, ça peut vite inciter à craquer.
Pour autant, peut-on regretter l'initiative ? Je peux d'autant moins la juger que je ne sais pas si elle a été réussie, si le public est venu nombreux… Mais organiser des séances de cinéma en plein air, que ce soit au stade Charles Péguy ou à l'espace des 4 chemins, dans 2 quartiers habituellement délaissés, j'ai tendance à approuver.
J'ai envie de relier cela à ce qui a dû se produire hier, et qui va se répéter un samedi sur deux pendant toute l'année aux alentours du stade Yves du Manoir. Déjà avant la construction des nouvelles tribunes et l'accession au Top 14, la circulation aux abords du stade et le stationnement posaient problème. Avec 5 ou 8 000 personnes supplémentaires à caser (n'oublions pas l'ancienne stat qui nous apprenait que 70% des spectateurs ne venaient pas de Colombes), on imagine le casse-tête. La municipalité a décidé de fermer la circulation dans le quartier et de faciliter les déplacements dits "doux". Les riverains rentrant de vacances samedi ont dû apprécier de se voir refouler, sous prétexte qu'ils arrivaient une heure avant le début d'un match qui ne leur apporterait que des désagréments (ils ne sont pas obligés d'être supporters). Bien sûr, pour contrebalancer, il y a eu distribution de macarons pour les riverains, afin de leur permettre de rentrer chez eux malgré les barrages… N'empêche, ils vont s'en taper, des emmerdements tout au long de l'année. Tout cela pour le bien public…
Tout à l'heure, rue Colbert, je pensais aussi à ces riverains qui perdent des places de stationnement, fussent-elles illégales, des deux côtés de la chaussée, en raison des travaux qui ont permis l'agrandissement des trottoirs. La circulation sera améliorée, les dangers dûs au manque de visibilité ont diminué, mais quand ils pesteront pour se garer, ils risquent d'oublier tout cela pour ne plus penser qu'à leur petit confort négligé pour satsfaire l'intérêt général.
En cela, je suis bien content de ne pas être élu. Prendre de telles décisions, quitte à subir les foudres de chaque habitant perdu dans son coin, qui s'attache davantage à son cas personnel qu'à la communauté à laquelle il appartient… Et comment décide-t-on de la position du curseur, entre les avantages des uns et les désagréments des autres ? Non, décidément, je préfère ma position d'observateur des décisions des autres, moi qui suis incapable de choisir quoi que ce soit.
Par Fabrice Guillet - Publié dans : Vie locale - Communauté : Les blogs citoyens
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Mardi 18 août 2009
L'autre jour, un collègue blogueur se demandait pourquoi les blogs Colombiens étaient aussi silencieux pendant l'été.
Je vais tenter une petite réponse.
Qui ne colle pas pour moi, puisque vous savez que ce blog est mort en octobre dernier et qu'il ne reste plus ici que son fantôme qui vient chatouiller les pieds de ceux qui le méritent.
Que faut-il pour animer un blog ? A part une sacrée motivation, du courage, une armure pour supporter l'agressivité de certains et la volonté de sacrifier une partie de son temps libre pour ce que l'on croit être le bien de tous…
Il faut avoir des choses à dire. Evidemment, la solution de facilité consiste à se créer une alerte Google pour la recopier par la suite. Mais encore faut-il qu'il se passe quelque chose. Vous lirez bien plus facilement un récit négatif (un dealer arrêté, un mec bourré qui conduisait sans permis, une tortue qui a subi la canicule), plutôt que le compte rendu d'un truc sympa.
On ne parle du carnaval tropical que si une élue voit, au loin, des gaz lacrymos. Que la fête ait été belle, vous ne le lirez pas sur les blogs. Pas plus qu'on n'entend raconter les séances de ciné en plein air (j'aimerais bien savoir comment ça s'est passé, quelle était l'ambiance…), de la piscine, des opérations menées aussi bien par la ville que par les associations pour proposer des animations cet été.
Je suis le premier à la reconnaître, le blog est un truc de râleur (pour ne pas dire d'emmerdeur). A part peut-être les Trolls, qui évoquent des aspects positifs (leur potager, les sorties sympas qu'ils découvrent), les autres râlent. Je mets de côté les blogs politiques, évidemment, puisqu'ils n'existent que pour vendre leur vision.
La vraie vie n'est pas dans les blogs. Je l'ai toujours dit, nous ne représentons personne et nous ne sommes qu'un tout petit groupe d'illuminés qui veulent apporter des infos manquantes. Et ça, ça ne change pas… Ceux qui disent que la ville fait trop de com' ont une drôle de notion de la participation des habitants. Il est toujours (à quelques exceptions près, je ne veux pas me faire taper dessus) impossible de connaître et contacter son conseil de quartier, de l'alerter sur un point, voire de se tenir au courant de ses travaux. Même silence autour des réunions publiques dont on ne publie jamais de compte rendu. Les services n'ont visiblement pas l'intention de faire connaître leurs travaux par le biais du site de la ville.
Mais nous, si on n'a pas d'infos, on fait comment pour vous raconter des choses ?

PS : Comme vous l'avez remarqué, j'ai rédigé ces quelques lignes encore plus vite que d'habitude. Tout simplement parce que je file ce soir pour quelques jours loin de Colombes. Je vous laisse vous amuser pour les commentaires (n'est-ce pas, Neil, vous pouvez utiliser tous les pseudos que vous voulez pour poster, profitez-en ! :-)).
Par Fabrice Guillet - Publié dans : colomblog - Communauté : Les blogs citoyens
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Mercredi 5 août 2009
La Parisien d'hier a publié un article sur "Le Petit Colombes perturbé par les SDF. Je l'ai lu et ça m'a donné envie de vomir.
En effet, l'angle n'était pas de creuser le problème des SDF qui sortent du CHAPSA de Nanterre pour traîner toute la journée sur la Place Aragon et dans le quartier en attendant d'être accueillis de nouveau le soir.
Non, il s'agissait de parler politique. Avec un premier avis de "l'opposition municipale", suivi quelques lignes plus loin du nom d'un des membres, qui en profitait pour accuser le maire.
Et là, je dois vous avouer que je n'étais pas content. Mais pas content du tout.
Comment peut-on, à des fins électorales, utiliser la misère humaine ? C'est juste abject. Je ne sais pas si cette personne peut se regarder dans une glace après de telles méthodes, mais je n'éprouve à son égard qu'un très profond mépris.
Soyons lucide, la question des SDF qui picolent et posent (de petits) problèmes dans le quartier est récurrente depuis des années. Il suffit d'aller fouiller dans les archives de ce blog pour s'en rendre compte.
Il ne me viendrait pas à l'esprit de mettre en cause un maire, fut-il ancien ou actuel, de la situation.
Et si, ponctuellement, il y a des coups de chaud, des moments où ça devient franchement galère, il ne faut pas pour autant oublier que c'est un problème de fond, qui dure depuis longtemps et auquel nous sommes tous habitués. Oui, on sait qu'en laissant nos enfants aller seuls à la bibliothèque de la place Aragon, il est possible qu'ils se fassent emmerder par les squatteurs bourrés du passage entre la bibliothèque et le bar.
La question des SDF au Petit Colombes, liée à celle de l'hôpital de Nanterre est une question sociale qui mérite bien plus qu'une attaque d'un politicien en perdition qui cherche à exister par tous les moyens, même les plus abjects.
J'en profite d'ailleurs pour regretter que le journaliste du Parisien soit tombé dans le piège. On sait comment ça marche, on sait qu'il n'a fait que répondre à une sollicitation. Dommage…
Par Fabrice Guillet - Publié dans : Coup de gueule
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Mardi 21 juillet 2009
J'ai reçu ce midi un mail d'un lecteur qui voulait attirer mon attention sur les travaux actuels rue Colbert.
Je pensais lui répondre en perso, mais je me suis dit que cela me ferait une occasion de vous montrer que je ne vous ai pas complètement abandonné.
Le lecteur était très mécontent contre les travaux en cours. Selon lui, ils visaient à réduire le stationnement et c'était "scandaleux". Il me demandait s'il existait une pétition ou si j'avais l'adresse des fautifs afin qu'il aille leur faire la peau (bon, ok, là, j'en rajoute, c'est pas vrai !).
Le problème, c'est que si les travaux correspondent à ce que je pense, je les approuve !
En effet, je vous renvoie au mois de juin dernier. A l'époque, la municipalité avait organisé 3 réunions publiques pour discuter avec les habitants de la circulation et du stationnement tout au long de la rue Colbert (voici ce que j'en avais dit à l'époque, quand j'étais jeune et beau).
A la rentrée, une exposition avait eu lieu dans l'école Henri Martin afin de nous présenter le résultat de cette concertation.
Je suppose que nous avons aujourd'hui le fruit de ce travail préalable.
Parmi les mesures annoncées, il y avait la fixation du stationnement, à gauche ou à droite selon les portions afin de faire un effet de chicane et ainsi réduire la vitesse des voitures. Dans le même ordre d'idée, des ralentisseurs (dos d'ânes, coussins berlinois, appelez ça comme vous voulez) ont déjà été mis en place avant plusieurs croisements afin que les priorités à droite soient moins dangereuses (je pense en particulier à la rue de Bellevue).
Un des objectifs était également de limiter (j'ai failli écrire "mettre un terme", mais bon, faut pas non plus rêver) le stationnement sur les trottoirs. Cela fait des années que ça dure. Les trottoirs sont blindés le soir, certaines portions le sont aussi dans la journée. Ce stationnement gêne les piétons, emmerde les personnes avec des poussettes ou à mobilité réduite, et représente un réel danger aux croisements en raison du manque de visibilité.
Evidemment, il est difficile de savoir quel est le but des travaux actuels. J'avais regardé un des panneaux, l'autre jour (au coin de la rue Gabriel Péri), l'énoncé était très flou. Visiblement, personne ne s'est soucié d'expliquer aux riverains pourquoi ils étaient emmerdés. Ce serait pourtant intelligent, non, de prendre la peine d'expliquer. Surtout si c'est pour la bonne cause. C'est un peu comme les décisions prises à l'issue de la concertation de l'été dernier et qui ne sont, à ma connaissance, consultables nulle part. En tout cas, pas sur le site de la ville, là où ils auraient pourtant toute leur place…

Ah, tiens, tant qu'à parler de la rue Colbert, on pourrait évoquer la question des files interminables qui prennent cette rue depuis quelques mois, espérant éviter les bouchons du boulevard. La question de savoir si cette rue devait être une voie de délestage pendant les travaux du T2 a été réglée. C'EST une voie de délestage.

Quant au lecteur mécontent qui demandait comment il peut se faire écouter, il n'a qu'à remplir le cahier de doléances à la cabane du marché le dimanche matin (à condition qu'il y ait une permanence pendant l'été). Il peut aussi contacter l'élu en charge du stationnement (en l'occurrence Alexis Bachelay, qui a un blog et qu'on peut donc contacter facilement). Enfin, pourquoi ne pas faire remonter l'info aux représentants de son conseil de quartier. La rue Colbert étant à la croisée de 3 quartiers, c'est à lui de voir.
Mais en période de réflexion et de concertation autour du Plan de Déplacement de la ville, il a tout intérêt à profiter de l'occasion pour se faire entendre.
Par Fabrice Guillet - Publié dans : Vie locale - Communauté : Les blogs citoyens
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Lundi 22 juin 2009
Vous connaissez quelqu'un dans le conseil de votre quartier ?
Vérifiez, les noms sont sur le site de la ville.
C'est le moment, car les conseils de chaque quartier viennent d'être mandatés pour donner leur avis sur les déplacements dans la ville. Rue par rue, ils doivent identfier et faire remonter les points positifs, les problèmes… En gros, raconter le vécu des habitants.
Entre autres, il faut faire ressortir les "carrefours ou axes insécurisants", les "phénomènes de congestion récurrents", les "phénomènes de stationnement illicites récurrents"… Je ne cite évidemment que les points négatifs.
Cette première étape du futur "plan local de déplacement", à laquelle sont inclus les conseils de quartier, me semble, vous vous en doutez, positive. Histoire de garder la réputation de râleur, je pourrais dire qu'il est dommage que cette concertation s'arrête aux portes des conseils de quartiers, qui, eux mêmes, ont du mal à se faire connaître (sur les 2 blogs nés en début d'année, seul celui du Plateau tient sur la durée).
C'est pour cela que je vous le dis, regardez si vous connaissez du monde dans les conseils de quartier, c'est le meilleur moyen pour dire ce que l'on en pense. Et si vous n'en connaissez pas, je peux même balancer quelques noms ou quelques pseudos… (ah ah, tremblez, carcasse !).
Bon, là, faut que je vous laisse, faut que je cherche d'où vient cette expression "tremble, carcasse"…
Par Fabrice Guillet - Publié dans : Vie locale
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Jeudi 18 juin 2009
D'ailleurs, c'est pas de moi, que j'ai envie de parler (ça ne va pas en étonner beaucoup, d'ailleurs).
J'ai envie d'évoquer une expérience dont j'aimerais beaucoup qu'elle se poursuive à la rentrée. Pendant toute l'année, j'ai animé un atelier d'écriture à l'école Charles Péguy, auprès d'enfants volontaires de CM1 et CM2. Un soir par semaine, ils venaient écrire.
Si je vous en parle, vous vous en doutez, c'est que ça s'est très bien passé. Je leur ai remis mardi le fruit de leur travail, à savoir un recueil regroupant l'ensemble des textes dont ils sont les auteurs.
Il y avait de tout dans les deux groupes qui se sont succédés. Des bons élèves capables d'écrire pour le plaisir, d'inventer une histoire pendant les vacances, d'autres qui avaient une imagination débordante, mais qui avaient besoin d'un cadre, d'autre encore qui savaient créer, mais peinaient dès lors qu'il fallait rédiger… De tout, je vous dis.
Mardi, la maman d'une des participantes m'a remercié et m'a dit que sa fille avait beaucoup aimé le temps passé dans l'atelier d'écriture. J'ai été honnête avec cette dame en lui disant que moi aussi, j'avais pris beaucoup de plaisir.
Comment pourrait-il en être autrement, quand on a des gamins qui sont partants pour écrire avec vous, qui vous écoutent (à peu près, faut pas exagérer quand même, ça reste des gamins de 11 ans), qui acceptent les consignes, qui peuvent même travailler en plus, juste pour le plaisir d'écrire (à ma connaissance, sur les 15 "apprentis écrivains", 4 écrivent des histoires en dehors des ateliers).
L'atelier s'est fini mardi et je ne sais pas s'il sera reconduit l'année prochaine pour des raisons budgétaires (non, ne me lancez pas sur le fonctionnement et les crédits autour de l'école, je pourrais vous en faire des pages, rien qu'avec les soucis qu'on a eus cette année). Tout le monde est partant, mais… aurons-nous l'argent pour cela, rien n'est moins sûr.
Voyant comme cela marchait, j'ai enfin pris la décision d'inscrire mon association parmi les centaines d'associations colombiennes. Pour une fois, je vais essayer de ne pas faire l'autruche et me disparaître dès qu'on parle de moi. Déjà, c'est une étape, j'en parle ici. Ce qui n'empêche que le premier que je croise et qui me parle de moi, je lui lâche mes treize chiens (ça, c'est pour voir ceux qui ont la même culture musicale que moi).
Maintenant, faut que je vous laisse, je retourne dans mon trou.

PS : Quand je dis que vous n'avez pas le droit de me parler de moi… Ca dépend, hein… Si vous voulez que j'anime un atelier d'écriture, ce serait avec plaisir. Contactez pour cela mon agent… Ah zut, j'oubliais, j'en ai pas !
Par Fabrice Guillet - Publié dans : colomblog - Communauté : Les blogs citoyens
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Mercredi 10 juin 2009
Hier soir, j'ai assisté à la soirée de remise du livre blanc de l'agenda 21, à l'Avant Seine. Et je peux vous assurer que le maire a eu raison. Si si, je vous jure.
A quel moment ?
A la fin. Quand il a remercié le public, qui avait été calme et patient. Et il en fallait du calme et de la patience !
Déjà, il a fallu subir la prestation d'un VRP qui a tenté de nous placer son produit pendant une heure. Mais nous, on ne voulait pas l'acheter, son Conseil Régional ! Ce n'était pas pour découvrir à quel point Jean-Paul Huchon était fort, beau, sexy, bosseur, extraordinaire et tout le reste, qu'on était venu. On aurait aimé que quelqu'un lui signale, avant son arrivée en retard (et son départ en avance) qu'on était là pour parler de Colombes et non de l'agenda 21 de la région, du RER B, de la ligne 13 du métro, de Mitry Mory, de Charenton… En l'entendant pérorer à des kilomètres de Colombes (et du sujet du soir), on devinait qu'il était venu en bagnole avec chauffeur. Ce monsieur est tellement débordé qu'il n'a sans doute pas eu le temps de bosser les dossiers pour lesquels il était invité.
Le grand moment a été sa réponse à la bonne question de Rama Yade concernant la gare des Vallées, où il s'était déplacé pendant la campagne de mars 2008. Il a trouvé le moyen de répondre qu'aux "3 vallées", les travaux seraient faits avant 2015.
Ce qui est pathétique, c'est qu'il n'a pas eu l'air de comprendre que les éclats de rire de la salle lui étaient destinés.

Sa prestation n'a pas été le seul motif d'énervement. Le maire a lui aussi sa part de responsabilité. Ainsi, dans son discours introductif (au pupitre, comme gagné par la gouétite), quand il a évoqué les actions pilotes, il a caché sous le tapis 2 d'entre elles, qui n'avaient même plus droit de cité. Oubliez le bio dans la restauration scolaire. Ainsi, nous avons dû rêver quand nous avons cru lire "certains aliments bio devraient donc être proposés aux enfants avant la fin de l'année". Pour que l'idée ne soit même plus citée, on peut imaginer qu'elle est bien enterrée. Dans le compost, sans doute…
De même, la question de l'optimisation du parc de véhicules n'a pas été mentionnée. C'est pas comme s'il y avait une urgence climatique, hein…

Seul moment rigolo, quand une élue communiste, chargée du coup de pouce, a réussi à parler de défense de la biodiversité. Faut dire qu'après les résultats des élections de dimanche, il fallait montrer qu'on s'intéressait à l'écologie. Son nom n'apparaissant pas dans les remerciements à ceux qui ont participé aux cours des 6 derniers mois, elle a dû avoir une révélation écolote en voyant Cohn Bendit à la télé dimanche soir…

Au milieu de tout cela, il y avait le président de Greenpeace qui, plusieurs fois, a vu son poste résumé à son parcours dans des ministères ou dans des grosses boîtes. Pourtant, c'est lui qui touchait du doigt le point le plus important quand il rappelait que le boulot des ong consistait à faire pression et à mettre en avant les problèmes.
Aujourd'hui, quelques jours après avoir été le site officiel, je me sens ONG. Si on se prépare à avoir un Agenda 21 au rabais en avalant toutes sortes de couleuvres, j'ai bien l'intention de continuer à servir de poil à gratter en rappelant les promesses négligées. Au moins, moi, on ne va pas chercher à me discréditer en disant que je suis porte parole pour une élection dans plusieurs mois (©Huchon hier soir. Je ne l'avais jamais vu, mais il était au top, le polochon !).

PS : Comme d'habitude, je ne relis pas. Tant pis pour les fautes de frappe, ça fera encore plus "coup de gueule". Et comme j'ai été interrompu plusieurs fois, je ne promets pas une continuité parfaite.

Par Fabrice Guillet - Publié dans : Coup de gueule - Communauté : Les blogs citoyens
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