Samedi 26 décembre 2009
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La semaine dernière, j'ai reçu par la poste un exemplaire du livret contenant les "25 actions pour construire
l'avenir", soit les premières mesures concrètes pour l'agenda 21 de la ville. A peu près au même moment, j'ai reçu un bulletin de paie de cette même municipalité (non, je vous rassure, on ne me
paie pas pour écrire des bêtises ici. Pas plus pour me censurer comme en rêvent certains. De toute manière, je n'ai jamais caché les piges en question, elles sont inscrites noir sur blanc,
alors…). Avec le bulletin, une feuille indiquait qu'il s'agissait du dernier bulletin envoyé par la poste, pour des raisons économiques (ou budgétaires, je ne sais plus).
Pourquoi je vous raconte ces deux choses ? Parce qu'elles sont liées à mes yeux.
En effet, je trouve totalement absurde, quand on est dans une démarche d'agenda 21, d'envoyer à un public sélectionné les résultats de ce même agenda 21 (je suppose que je l'ai eu en tant que
participant aux ateliers thématiques). Une démarche intelligente et respectueuse de l'environnement aurait pu préférer envoyer un mail (pour ces ateliers, j'ai été contacté par mail, ils ont donc
mon adresse) pour me proposer la version pdf (disponible sur le site de la ville et sur le blog de l'agenda 21), voire pour me proposer de recevoir la brochure, ou d'aller en chercher un
exemplaire dans un lieu public proche de chez moi.
Visiblement, on n'y a pas pensé, on a préféré imprimer d'office ces exemplaires, ajouter une feuille de garde, une enveloppe… Qui a dit "gâchis" ?
De même, en tant que représentant du CSC du Petit Colombes au Conseil de Quartier Charles de Gaulle (ou en tant qu'habitant suppléant au conseil de quartier Gabriel Péri), je reçois par courrier
des invitations à des inaugurations (le marché de noël, la fête du gland et du hérisson, que sais-je…). On imprime, on envoie par courrier, sans penser que d'autres méthodes existent.
On le voit avec mon exemple du bulletin de paie. On arrête d'envoyer par courrier, ce qui est une très bonne initiative, mais on n'y voit qu'une démarche économique (certaine, il est vrai), sans
imaginer le coût environnemental. Ou alors, dans les bureaux de l'hôtel de ville, on est timide et on n'ose pas le dire…
Ces progrès qui restent à faire me ramènent au discours du maire que j'ai entendu lors de l'inauguration de l'exposition du mois dernier, pour ces fameuses 25 premières actions de l'agenda 21. Il
a annoncé la future mise en place d'un Agenda 21 interne à la ville.
Je reprends donc mon rôle d'emmerdeur, de poil à gratter et je propose quelques pistes.
Action 1 : Les voitures des élus.
Enjeux :
-> Baisse des émissions de CO2.
Mesure concrète :
-> rendre public le nombre de véhicules destiné à l'usage des élus municipaux, mais aussi le taux d'émission et le kilométrage de ces voitures.
Indicateur de suivi :
-> Fixer un taux d'économie annuel et rendre public le résultat tous les ans.
Action 2 : les voitures du parc municipal
Pas besoin de vous faire un dessin, il s'agit des mêmes enjeux et des mêmes objectifs que l'action 1, sauf qu'il s'agit, non plus des voitures des élus, mais de tous les véhicules qui servent à
la ville. Pour rappel, voici l'engagement qui était écrit il y a 18 mois "La ville entend donc progressivement rationnaliser son parc de véhicules : moins de voitures et de camions, c'est moins
de déplacements et donc moins d'émissions polluantes…".
Action 3 : les économies d'énergie dans les bâtiments municipaux
Cette fois-ci, l'action est plus ou moins en cours. C'est en tout cas ce que je déduis de la mise en place du bilan Carbone, dont les résultats sont attendus depuis des mois. On devrait connaître
les bâtiments les plus énergivores et ainsi chercher les solutions pour réduire les dépenses énergétiques.
On peut donc rendre public (oui, c'est un peu mon truc, de "rendre public", ça doit être mon côté parano qui me rend méfiant envers ce qu'on ne dit pas) les consommations énergétiques de chaque
bâtiment municipal afin de voir l'évolution grâce aux mesures qui seront mises en place dès cette année.
Action 4 : les économies électriques
Sur le même principe, on mesure bêtement le volume utilisé sur une année et on se fixe des objectifs pour obtenir une réducation significative.
Action 5 : réduire les déchets en amont
Ca tombe bien, c'est l'action 12 du véritable agenda 21 de la ville. On peut donc imaginer la même chose pour les bâtiments municipaux. Taux de recyclage des déchets nocifs, mais aussi des
papiers… , tonnage moins important jeté en fin d'année…
Juste pour le plaisir, je vous invite à lire la page 5 du livret contenant les actions déjà entreprises… Regardez ce qui est fait pour la réduction des déchets ("Colombes participe en 2009 à la
Semaine de réduction des déchets"). Ca y est, vous avez fini de pleurer après avoir lu ça ? Non, parce que c'est sûr, c'est une action innovante qui va lutter efficacement contre les dangers que
subit notre planète. Dans 50 ans, vous pourrez dire à vos petits-enfants, qui vivront dans le désert de l'ancienne ville de Colombes : "Petit, on a fait tout ce qu'on a pu. On a même participé à
la Semaine européenne de réduction des déchets en envoyant des agents à la sortie des supermarchés. Et là, logiquement, le gamin devrait vous cracher dessus. S'il lui reste de la salive…
Action 6 : les achats responsables
Il semblerait, toujours d'après la liste des actions déjà en place, que l'on ait déjà commencé. "Produits de nettoyage non polluants, papier recyclé, ampoules basse consommation…", est-il écrit.
Même si ça reste un peu flou, on ne va pas cracher dans la soupe (faut que j'arrête de parler de "cracher", ma mère m'a toujours dit que c'était dégoutant). Achats responsables, ça veut aussi
dire qu'on achète non seulement du papier recyclé (mais non blanchi), mais aussi qu'on en achète moins, qu'on fait attention aux polluants dans tous les produits, qu'on ne change pas d'ordinateur
ou de téléphone portable tous les 2 ans.
J'arrête ici l'énumération, sûrement naïve et maladroite d'actions concrètes et facilement quantifiables qui devraient permettre à la municipalité d'être exemplaire. Or, je reste convaincu que
c'est en montrant l'exemple que l'on peut convaincre les habitants. Quand la gestion du parc de logements sociaux de Colombes Habitat Public sera écologiquement exemplaire (déjà, faire comprendre
à certains qu'il faut faire attention à l'environnement quand leur immeuble ne propose pas de solution pour le tri… hum…), quand les locataires verront régulièrement les efforts faits (car rendus
publics), ils seront habitués aux démarches qu'ils pourront entreprendre.
Z'avez vu ça ? Je ne publie pas souvent sur ce blog, mais en quantité, je me suis bien rattrapé, non ? La prochaine fois, je fais un copier-coller du dictionnaire, histoire d'en mettre toujours
plus ! :-)
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