Stages cachés

Publié le par Fabrice Guillet

chut.gifParmi mes cibles habituelles, y a ceux qui ne font rien, les trucs qui n'avancent pas… Mais ce n'est pas de ça que je veux parler aujourd'hui. J'ai plutôt envie d'évoquer la frustration de ce qui existe mais ne se sait pas assez. Oui, je sais, c'est aussi un de mes sujets récurrents.

Donc, aujourd'hui, les tinenfants de Colombes sont en vacances. Et moi qui suis dans le secret des dieux (ce qui veut dire que je n'en suis pas un, il faut bien l'avouer, quitte à vous décevoir), je sais qu'il y a des activités organisées. Il y a des gens qui se sont bougés pour organiser des ateliers. Des employés municipaux, hein, car c'est bien à eux que je pense. D'autres structures font peut-être des choses, mais je voulais parler du municipal, de l'officiel, du travail du service jeunesse.

Il y a donc des stages pour les 9-15 ans. Matin ou après-midi (2h à chaque fois) pendant la deuxième semaine des vacances scolaires, les nenfants peuvent faire du roller, de la natation, de la guitare, de la batterie, de la boxe, de la magie… Tout ça dans différents lieux dans la ville (Espace Ados, gymnase Henri Dunant, Esquive, Ecole Marcel Pagnol, Piscine). En tout, il y a une bonne centaine de places.

Le BIJ (Bureau Information Jeunesse, et non Bonhomme Informe et Jovial) organise cette semaine des stages de révisions dans plusieurs matières pour les collégiens. Et la semaine prochaine, des stages d'arts plastiques et d'écriture (attention, un indice expliquant comment je suis au courant de ces informations est caché dans cette phrase, sauras-tu le trouver?).

Donc, selon l'humeur, je peux trouver positif de proposer tout cela aux enfants (mes filles sont inscrites aux stages 9-15), tout comme je peux m'énerver de voir que le travail n'est pas relayé. Bien sûr, je ne demande pas d'intervenir sur le site de la ville (qui réussit la performance d'avoir 2 ans de retard, regardez la page dédiée à "l'espace 11-17 ans" pour connaître, en exclusivité, le programme 2010-2011). J'ai interrogé mes filles, ni l'une (en primaire), ni l'autre (au collège) n'ont été informées de ces stages. Pas de dépliant donné aux élèves, pas d'affichage dans les établissements.

En fait, c'est peut-être fait exprès, ça doit être des événements pour l'interne. Il faut travailler à la mairie pour connaître les activités mises en place. Dans ce cas, mes filles ont de la chance qu'on ait fait appel à moi pour cet atelier (oups, ça y est, j'ai vendu la mèche, vous savez ce que je fais la semaine prochaine).

Cet article aurait pu être élargi sans problème aux autres activités organisées tout au long de l'année par les deux services concernés (et sûrement d'autres, dans lesquels je suis moins infiltré).

 

J'ajoute une réflexion faite par une mère de famille qui lit dans mon dos. A Courbevoie, des activités sont aussi proposées pour les enfants pendant ces vacances. Une grand-mère est au courant et se renseigne. Il se trouve que les tarifs étaient trois à quatre fois supérieurs à ceux pratiqués à Colombes. D'un côté, une information largement diffusée pour des stages coûtant un bras, de l'autre, des ateliers intéressants, pas chers, mais cachés. Etonnant, non ?

Publié dans Vie locale

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