La place en crèche
Oui, je rajeunis, je me disais qu'il me faudrait une place en crèche, je me sens très jeune, ce matin…
Bon, d'accord, il ne s'agit pas de moi.
Je vais vous raconter une histoire vraie. L'histoire se passe au printemps, dans la belle et riante ville de Colombes.
Il était une fois, donc, une jeune femme qui vient d'avoir un bébé. Prévoyante, elle a fait toutes les démarches auprès de la mairie pour faire une demande de place en crèche. Elle sait donc que la décision sera prise lors de la réunion d'une commission d'attribution, qui aura lieu un peu plus tard (fin mai si mes souvenirs sont bons).
Prévoyante toujours (et surtout lucide), notre jeune maman entame des démarches pour trouver une assistante maternelle pour son fils (car, oui, le bébé est un garçon).
Elle rencontre une dame qui lui semble très compétente et lui explique qu'elle ne peut prendre de décision ferme tant qu'elle n'a pas de réponse pour la place en crèche. L'assistante maternelle lui signale donc que d'autres familles l'ont contactée et qu'elle ne pourra attendre longtemps.
La commission s'est réunie plus de 15 jours auparavant, la maman sans nouvelle retourne au service de la petite enfance de la mairie pour demander des nouvelles. On lui répond alors qu'on ne peut pas lui répondre comme cela et qu'il faut qu'elle attende le courrier officiel.
Elle le recevra environ 15 jours plus tard, soit plus d'un mois après la réunion de la commission. Heureusement pour elle, ne voyant rien venir, elle avait décidé d'engager l'assistante maternelle. Sinon, elle se serait retrouvée fin juin sans personne et avec un train de retard sur les autres parents plus prévoyants.
J'ai suivi les différentes étapes du feuilleton, à l'époque. J'ai même dit à la maman qu'elle devrait signaler ces dysfonctionnements. Elle a alors fait une remarque pleine de bon sens : "je ne peux pas me plaindre, sinon je n'aurais jamais de place en crèche, soit pour cet enfant, soit pour ses éventuels frères et soeurs".
Voilà sans doute pourquoi rien ne change. On ne fait aucun effort pour traiter correctement des personnes qui ne peuvent pas s'en plaindre au risque de perdre leur mince espoir.
Déjà qu'on sait que l'attribution des places en crèche est très nébuleux (cette même maman a eu droit à cette phrase, de la part d'une voisine, ancienne élue : "c'est vraiment dommage qu'on ait perdu, avec moi, vous auriez eu votre place"), mais le délai de réponse et le flou entretenu sont franchement limites.
Comme je viens de l'écrire, j'ai eu le fin mot de l'histoire. En fait, il semblerait que le cas que j'ai relaté fasse plutôt partie des exceptions. Du genre "exception malheureuse", même… D'après Zineb Akharraz, adjoint au maire chargée de la petite enfance, il y a eu une série de dossiers qui sont passés dans une autre dimension (ça, c'est mon interprétation, disons qu'ils avaient disparu) après la commission de juin. Il a fallu environ 3 semaines pour que le service se rende compte qu'il y avait tous ces parents qui n'avaient pas encore reçu leur réponse négative.
On peut donc en conclure que c'est n'est pas le cas de tout le monde, pas le cas non plus à chaque commission.
autre point que je trouve positif : soit l'élue soit quelqu'un du service avait remarqué ce que je disais. Mon seul regret, c'est qu'ils n'aient pas trouvé le temps de répondre, parce qu'en attendant, j'ai un peu l'impression d'avoir dit du mal pour rien ! Sans compter les personnes oubliées de juin à qui on n'a rien expliqué et qui doivent raconter à tout le monde la même histoire que moi. Ca la fout mal ! surtout si ce n'est pas mérité !
Bon, d'accord, il ne s'agit pas de moi.
Je vais vous raconter une histoire vraie. L'histoire se passe au printemps, dans la belle et riante ville de Colombes.
Il était une fois, donc, une jeune femme qui vient d'avoir un bébé. Prévoyante, elle a fait toutes les démarches auprès de la mairie pour faire une demande de place en crèche. Elle sait donc que la décision sera prise lors de la réunion d'une commission d'attribution, qui aura lieu un peu plus tard (fin mai si mes souvenirs sont bons).
Prévoyante toujours (et surtout lucide), notre jeune maman entame des démarches pour trouver une assistante maternelle pour son fils (car, oui, le bébé est un garçon).
Elle rencontre une dame qui lui semble très compétente et lui explique qu'elle ne peut prendre de décision ferme tant qu'elle n'a pas de réponse pour la place en crèche. L'assistante maternelle lui signale donc que d'autres familles l'ont contactée et qu'elle ne pourra attendre longtemps.
La commission s'est réunie plus de 15 jours auparavant, la maman sans nouvelle retourne au service de la petite enfance de la mairie pour demander des nouvelles. On lui répond alors qu'on ne peut pas lui répondre comme cela et qu'il faut qu'elle attende le courrier officiel.
Elle le recevra environ 15 jours plus tard, soit plus d'un mois après la réunion de la commission. Heureusement pour elle, ne voyant rien venir, elle avait décidé d'engager l'assistante maternelle. Sinon, elle se serait retrouvée fin juin sans personne et avec un train de retard sur les autres parents plus prévoyants.
J'ai suivi les différentes étapes du feuilleton, à l'époque. J'ai même dit à la maman qu'elle devrait signaler ces dysfonctionnements. Elle a alors fait une remarque pleine de bon sens : "je ne peux pas me plaindre, sinon je n'aurais jamais de place en crèche, soit pour cet enfant, soit pour ses éventuels frères et soeurs".
Voilà sans doute pourquoi rien ne change. On ne fait aucun effort pour traiter correctement des personnes qui ne peuvent pas s'en plaindre au risque de perdre leur mince espoir.
Déjà qu'on sait que l'attribution des places en crèche est très nébuleux (cette même maman a eu droit à cette phrase, de la part d'une voisine, ancienne élue : "c'est vraiment dommage qu'on ait perdu, avec moi, vous auriez eu votre place"), mais le délai de réponse et le flou entretenu sont franchement limites.
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Comme je viens de l'écrire, j'ai eu le fin mot de l'histoire. En fait, il semblerait que le cas que j'ai relaté fasse plutôt partie des exceptions. Du genre "exception malheureuse", même… D'après Zineb Akharraz, adjoint au maire chargée de la petite enfance, il y a eu une série de dossiers qui sont passés dans une autre dimension (ça, c'est mon interprétation, disons qu'ils avaient disparu) après la commission de juin. Il a fallu environ 3 semaines pour que le service se rende compte qu'il y avait tous ces parents qui n'avaient pas encore reçu leur réponse négative.
On peut donc en conclure que c'est n'est pas le cas de tout le monde, pas le cas non plus à chaque commission.
autre point que je trouve positif : soit l'élue soit quelqu'un du service avait remarqué ce que je disais. Mon seul regret, c'est qu'ils n'aient pas trouvé le temps de répondre, parce qu'en attendant, j'ai un peu l'impression d'avoir dit du mal pour rien ! Sans compter les personnes oubliées de juin à qui on n'a rien expliqué et qui doivent raconter à tout le monde la même histoire que moi. Ca la fout mal ! surtout si ce n'est pas mérité !
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