La voix de la campagne

Publié le par Fabrice Guillet

Il fallait s'en douter En appelant la manifestation "festival de la voix", certains ont cru qu'il s'agissait d'élections et ils se sont mobilisés. La section du parti socialiste propose donc un spectacle ce week-end avec, parmi les comédiens amateurs, un élu municipal, la suppléante du conseiller général récemment réélu et quelques militants.

La polémique facile consisterait à voir un lien entre le montage de ce spectacle, son financement et la proximité politique avec les organisateurs du festival. Je ne peux préjuger de rien, mais il me parait fort probable que ce spectacle soit l'un des meilleurs dudit festival (non, on ne se moque pas, arrêtez ce mauvais esprit permanent). Je ne doute pas du texte (Sepulveda, quand meme) et le metteur en scène est pro.

Ce qui m'incite à grincer des dents, c'est l'aplomb. Ce sentiment de provocation. Personne ne s'est dit que ça pourrait être choquant, de monter une telle pièce, avec de tels comédiens, dans la ville, avec les liens que l'on sait ? Y avait pas moyen de faire autrement ? Je me souviens du temps où de beaux penseurs se moquaient des pièces montées à l'Avant Seine, avec toute la famille d'un comédien supposé proche politiquement de l'ancienne municipalité. Et aujourd'hui, c'est carrément les élus qui montent sur scène dans le cadre d'un destival initié, voté et financé par leurs propres soins.

Etant absent de Colombes ce week-end, je ne pourrai pas me faire une idée quant à la qualité du spectacle. Mais je l'ai dit, ce n'est pas ce qui me préoccupe.

Et je précise, par souci d'honneteté qu'on m'avait proposé de jouer dans ce spectacle. J'avais refusé. C'est peut-etre donc à cause de moi que le metteur en scène a convoqué ses amis politiques... En fait, ça doit être ça, j'ai tout manigancé pour foutre le boxon et en profiter pour me faire mousser avec un article tel que celui-ci…

Publicité

Publié dans colomblog

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
Z
<br /> <br /> A une époque en effet, le comédien réputé proche de la municipalité se retrouvait programmé par l'Avant-Seine, et son spectacle était acheté pour lui permettre de toucher un cachet. Des sous des<br /> sous.<br /> <br /> <br /> En mai dernier, le spectacle dont vous parlez, programmé par la Ville dans le festival, était acheté, lui aussi. La différence ? Les sous (bien moins nombreux que dans le cas du comédien<br /> pré-cité) ont permis de financer les professionnels qui ont participé aux représentations (les Quilapayun, quand même...) et aux répétitions. Mais les comédiens, eux, ils étaient bénévoles. Ils<br /> faisaient du théâtre pour leur plaisir, en amateur. Quelque chose à redire à ça ?<br /> <br /> <br /> Quant à l'élu qui a participé au spectacle, il donne l'occasion de poser une question intéressante : quand on choisit de s'investir dans la vie politique de sa commune, quand on habite là depuis<br /> longtemps, quand on y a des amis, quand on y exerce des activités (culturelles, de loisir) depuis toujours... doit-on, à partir du moment où on est élu, tout arrêter ? Un élu n'a-t-il pas droit<br /> comme n'importe quel autre citoyen à une pratique culturelle en amateur, bénévole ?<br /> <br /> <br /> Alors pourquoi tant de haine ? Où donc est la provocation dont vous parlez ? Aplomb, quel aplomb ?<br /> <br /> <br /> Quelle arrogance est la vôtre, à vouloir vous présenter en justicier du naïf colombien abusé par le puissant... Quel aveu de faiblesse que d'être contraint, pour parvenir à vos fins, de dire<br /> n'importe quoi à propos de n'importe qui, pourvu que ce soit bien méchant.<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
F
<br /> <br /> - Eh Doc, elle marche vraiment votre machine !<br /> <br /> <br /> - Mais bien sûr, Marty, on est revenu cinq ans en arrière. Avec juste un décalage de 3 mois pour décider si on répond aux critiques sur les blogs.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Ce qui est amusant, c'est que pour cette note, j'ai d'abord eu droit aux réprimandes paternalistes du maître de la culture municipale (dans la semaine qui a suivi) et voilà un commentaire<br /> d'autant plus étrange (voire maladroit) qu'il fait remonter à la surface une note oubliée.<br /> <br /> <br /> A croire que j'ai touché un égo.<br /> <br /> <br /> Et c'est vrai que ça rappelle des souvenirs, les commentaires publiés sous des pseudos qui ne trompent personne.<br /> <br /> <br /> Quant à "arrogance", "aplomb", j'ajoute ces termes à mon costume créé de toute pièce par ceux qui se sentent en difficulté depuis l'ouverture du blog. Et j'imagine le soulagement de ceux qui<br /> grinçaient des dents il y a 5 ans et qui lisent ces lignes aujourd'hui, contents de ne plus être dans le viseur (ni nulle part, faut bien le dire).<br /> <br /> <br /> <br />
R
<br /> <br /> De là à dire que politique et spectacle sont étroitement liés et font bon ménage, il y a une limite que je ne franchirai pas...Mais alors, reconnaitrons nous ce qui tient du spectacle et ce qui<br /> tient de la politique? C'est troublant quand même. Quand un politique cesse t-il d'être un politique? Au moins, avec les comédiens, c'est simple, ils sortent de scène et Hop! redeviennent<br /> citoyens lambda. Mais là, dans pareil cas, que penser, que croire? S'ils ne sont pas eux mêmes lorsqu'ils sont sur scène, sont-ils pour autant des politiques jouant au comédien incarnant un rôle<br /> visant à les faire passer pour ce qu'ils ne sont pas? Je m'y perd...<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre