Après la marche

Publié le par Fabrice Guillet

D--fil---pour-Maud-du-17-07-2007-065.jpgQue dire de la marche d'hier, en hommage à la jeune Maud… ?
Que retenir d'autre que cette émotion qui a étreint tous les participants aux quelques mots prononcés par la maman de la jeune fille décédée ? Cette femme a un courage formidable (et j'ai d'ailleurs tenu à aller la remercier car elle agit pour le bien de tous les enfants).

On peut regretteer que la réponse qui n'est jamais venue, de la part de la préfecture, ait causé des soucis d'organisation, les personnes étant prévenues trop tard, voire pas du tout.
Des dizaines et des dizaines de personnes (je ne saurais dire combien) éaient présentes : des proches, des familles du quartier, des enseignants de l'école primaire fréquentée par Maud jusqu'à l'an passé… Quelques élus ou candidats, tous de gauche, à l'exception du sergent chef Sarkopoff, présent en tant que maire adjoint à la sécurité.
En tête de cortège, la maman de Maud, entourée de dizaines d'enfants portant des roses blanches. Roses qui ont été déposées à l'arrivée, en haut des marches de la mairie.
Mairie qui était fermée. Ainsi qu'elle l'a reconté, la maman avait appelé à 4 reprises la mairie pour parler à Mme Gouéta. 4 fois, on a refusé de lui passer. Elle n'a eu accès qu'à son directeur de cabinet. Et hier, alors que la manifestation était annoncée dans la presse, qu'elle était entourée par des voitures de police et des policiers (police nationale) à pieds, Mme le Maire ne s'est pas montrée. Elle qui avait voulu prendre la parole le jour des obsèques, n'a pas jugé bon de parler à une maman endeuillée, pas plus qu'elle n'a souhaité partager sa douleur à l'issue de la marche d'hier.
L'indignation était évidente parmi les simples citoyens présents.
Tout comme elle l'était dans les mots de l'équipe de télévision de M6 qui a couvert la journée, dans le cadre d'une future "Zone interdite" sur les enfants accidentés de la route.
Comme l'a dit la maman de Maud hier, nous devons tout faire pour sécuriser ce bout de rue, afin que plus aucun enfant ne risque sa vie en traversant la rue Gabriel Péri. La rue étant départementale, espérons que les services techniques du Censeil Général, déjà alertés sur le sujet, ne resteront pas sourds aux demandes des habitants. M. Sarre, conseiller élu sur le canton, était présent hier, souhaitons qu'il ait le poids nécessaire pour obtenir une sécurisation indispensable. Visiblement, à en croire son blog, ainsi qu'une déclaration au Parisien, la veille de la marche, il est conscient du problème et a entamé les démarches nécessaire. Reste à voir leur efficacité…

Edit du lendemain : Justement, sur son blog, Philippe Sarre évoque une réunion prévue avec les services du Conseil Général (et publie des photos… où on voit même mes petites minettes !)
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Publié dans colomblog

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O
Je suis un modeste élu de l'actuelle majorité municipale et je voudrais juste vous dire 3 choses :1°) Vous me croirez si vous voulez mais j'ai été bouleversé par cette histoire. J'ai 2 filles dont une a l'âge de la petite Maud. Ce qui est arrivé à cette dernière aurait très bien pu arriver à l'une de mes 2 filles. Je ne cesse de rappeler à mes filles les règles de prudence élémentaire en matière routière, mais personne n'est à l'abri d'un accident. Je comprends et partage la douleur des parents de la petite Maud, de tous leurs proches et de tous les habitants du quartier. En tant que père, j'en ai les larmes aux yeux rien qu'en y pensant... Et il faudra beaucoup entourer la famille victime de cette tragédie.2°) Bien entendu, on ne peut pas rester éternellement sur le registre de l'émotion et de la compassion. Il faut réfléchir et agir aux voies et moyens à employer pour que de tels accidents ne se reproduisent pas. Des idées ont déjà été émises : un feu tricolore "en activité", un passage piéton beaucoup plus large et visible de tous, une éradication des voitures mal garées ou en double-file, des revêtements de voirie plus sécurisants, une signalisation peut-être plus "évidente", etc. Il faut remarquer que le problème ne se pose pas qu'à cet endroit. Bien d'autres endroits de la ville pourrait se révéler "accidentogènes". Il conviendrait donc d'en dresser la liste et, en y associant les conseils de quartier et tous les partenaires qualifiés et/ou concernés, y apporter les solutions adéquates. Je sais qu'il existe déjà une commission de sécurité routière qui se réunit périodiquement en mairie et associe des représentants de la Mairie, du Conseil général, de la DDE (Etat), de la Prévention Routière. Tous les accidents routiers survenus au cours de la dernière période écoulée donne lieu à une étude approfondie pour mener en principe à des améliorations. Il n'est donc pas tout-à-fait exact d'affirmer que les pouvoirs publics (et notamment la Mairie ou le Département) ne s'en occupent pas ou mollement, même si, malheureusement, la réalité appelle tous les responsables à la plus grande humilité. Et puis, il faudrait sans doute réfléchir plus largement sur la place (et pourquoi pas le statut !) du piéton dans la Ville...3°) Je vous l'avoue : je ne comprends pas la polémique échafaudée autour du rôle que la Mairie a pu jouer ou ne pas jouer dans cette douloureuse histoire. Je crois sincèrement que la Mairie a fait ce qu'elle a pu et qu'en coulisses beaucoup de choses sont entrain de bouger. Je crois qu'il faut se garder de tout propos blessant à l'égard de qui que ce soit. Et méfions de toute tentative de récupération politicienne particulièrement déplacée à l'occasion d'une douleur et d'une tristesse qui, n'en doutez pas, nous étreint tous...
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F
Ravi de vous voir de retour, d'autant que vos commentaires sont toujours instructifs !D'accord pour être prudent quant au risque de récupération, ce serait assez odieux compte tenu du contexte.Mais ça n'empêche que la maman a été très frappée par l'absence de Mme le maire, la mairie fermée… D'accord, la compassion ne suffit pas, mais là, ça ressemblait fort à du mépris !Et j'en profite pour répondre au "Fabrice" du commentaire précédent… C'est très troublant de voir ma signature en dessous de certains commentaires ! Va falloir qu'on trouve un moyen de se distinguer !Encore un mot… Mme Gouéta a passé une partie de la matinée sur le trottoir de la rue Gabriel Péri, au pied du feu incriminé, en compagnie de plusieurs messieurs (non, arrêtez tout de suite le mauvais esprit, bande de pervers !). Je suppose que c'est un début de réponse… En tout cas, je l'espère !
F
Mais je vous rassure cette attitude, la Mairie (pardon certains élus) ont la même avec son personnel. Je pense qu'ils ont adopté une phrase " vote et tais toi ou travail et ferme la"
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A
L'attitude de la mairie ( l'équipe municipale , pas le petit personnel ) dans cette affaire est tout à fait écoeurante.Nos enfants ont donc aussi peu de valeur à leurs yeux ?
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A
Quel autisme politique... (je ne parle même pas d'humanité, hein)
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