Après la marche
Que dire de la marche d'hier, en hommage à la jeune Maud… ?Que retenir d'autre que cette émotion qui a étreint tous les participants aux quelques mots prononcés par la maman de la jeune fille décédée ? Cette femme a un courage formidable (et j'ai d'ailleurs tenu à aller la remercier car elle agit pour le bien de tous les enfants).
On peut regretteer que la réponse qui n'est jamais venue, de la part de la préfecture, ait causé des soucis d'organisation, les personnes étant prévenues trop tard, voire pas du tout.
Des dizaines et des dizaines de personnes (je ne saurais dire combien) éaient présentes : des proches, des familles du quartier, des enseignants de l'école primaire fréquentée par Maud jusqu'à l'an passé… Quelques élus ou candidats, tous de gauche, à l'exception du sergent chef Sarkopoff, présent en tant que maire adjoint à la sécurité.
En tête de cortège, la maman de Maud, entourée de dizaines d'enfants portant des roses blanches. Roses qui ont été déposées à l'arrivée, en haut des marches de la mairie.
Mairie qui était fermée. Ainsi qu'elle l'a reconté, la maman avait appelé à 4 reprises la mairie pour parler à Mme Gouéta. 4 fois, on a refusé de lui passer. Elle n'a eu accès qu'à son directeur de cabinet. Et hier, alors que la manifestation était annoncée dans la presse, qu'elle était entourée par des voitures de police et des policiers (police nationale) à pieds, Mme le Maire ne s'est pas montrée. Elle qui avait voulu prendre la parole le jour des obsèques, n'a pas jugé bon de parler à une maman endeuillée, pas plus qu'elle n'a souhaité partager sa douleur à l'issue de la marche d'hier.
L'indignation était évidente parmi les simples citoyens présents.
Tout comme elle l'était dans les mots de l'équipe de télévision de M6 qui a couvert la journée, dans le cadre d'une future "Zone interdite" sur les enfants accidentés de la route.
Comme l'a dit la maman de Maud hier, nous devons tout faire pour sécuriser ce bout de rue, afin que plus aucun enfant ne risque sa vie en traversant la rue Gabriel Péri. La rue étant départementale, espérons que les services techniques du Censeil Général, déjà alertés sur le sujet, ne resteront pas sourds aux demandes des habitants. M. Sarre, conseiller élu sur le canton, était présent hier, souhaitons qu'il ait le poids nécessaire pour obtenir une sécurisation indispensable. Visiblement, à en croire son blog, ainsi qu'une déclaration au Parisien, la veille de la marche, il est conscient du problème et a entamé les démarches nécessaire. Reste à voir leur efficacité…
Edit du lendemain : Justement, sur son blog, Philippe Sarre évoque une réunion prévue avec les services du Conseil Général (et publie des photos… où on voit même mes petites minettes !)
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