Entre la réalité et des promesses d'avenir
J'ai assisté hier à la réunion publique (enfin, pas tout, j'avoue, j'ai dû partir avant la fin) concernant la rénovation des Grèves.
On a d'abord eu droit à un discours de Mme le maire, avec son pupitre pour elle toute seule, avant qu'elle ne laisse la parole à piétaille de la tribune et nous annonce une présentation sur "pohairepoint" (les langues, ça doit être en option, à l'UMP).
Pendant qu'on nous expliquait les changements majeurs, prévus d'ici 2012, plusieurs habitants des Grèves ont tenté de se faire entendre pour que l'on revienne au concret et à leurs difficultés actuelles.
Deux mondes se choquaient alors. Ceux qui ont les moyens de se projeter dans le long terme, qui font des plans (pas mal, d'ailleurs, car le projet est incontestablement positif), et ceux qui en sont réduits à se battre pour l'amélioration de leur quotidien.
Comment cette dame, qui habite au rez-de-chaussée et dit recevoir "de la merde sur la tête" dès qu'elle sort de chez elle, pourrait elle prendre en compte un projet qui n'existera concrètement que dans des années ?
Ou cette autre dame, en fauteuil roulant, qui réclame depuis 2 ans que l'on mette sa boîte aux lettres à sa hauteur ou qu'il n'y ait plus de marche pour entrer ou sortir de l'ascenseur. Elle nécessite une aide permanente de ses voisins. Alors l'avenir radieux d'un film d'architecte…
Mais ces changements entraînent aussi des craintes. Crainte d'une augmentation des charges (un parking souterrain avec badge d'accès coûtera forcément de l'argent), crainte qu'enfouir les parkings ne facilite la discrétion des dealers…
Le quotidien des Grèves ne changera pas d'un coup de baguette magique (sur 5 ans tout de même, le coup de baguette). Il pourrait déjà être amélioré en ouvrant ses oreilles comme cela a, je l'espère, été le cas hier soir.
Malheureusement, comme l'a dit le Monsieur qui donnait la parole au micro (je ne sais pas qui c'est, désolé !), "on est là pour un projet, pas pour un état des lieux". Dommage, car visiblement, les locataires présents avaient bien envie qu'on écoute leurs problèmes de tous les jours !
On a d'abord eu droit à un discours de Mme le maire, avec son pupitre pour elle toute seule, avant qu'elle ne laisse la parole à piétaille de la tribune et nous annonce une présentation sur "pohairepoint" (les langues, ça doit être en option, à l'UMP).
Pendant qu'on nous expliquait les changements majeurs, prévus d'ici 2012, plusieurs habitants des Grèves ont tenté de se faire entendre pour que l'on revienne au concret et à leurs difficultés actuelles.
Deux mondes se choquaient alors. Ceux qui ont les moyens de se projeter dans le long terme, qui font des plans (pas mal, d'ailleurs, car le projet est incontestablement positif), et ceux qui en sont réduits à se battre pour l'amélioration de leur quotidien.
Comment cette dame, qui habite au rez-de-chaussée et dit recevoir "de la merde sur la tête" dès qu'elle sort de chez elle, pourrait elle prendre en compte un projet qui n'existera concrètement que dans des années ?
Ou cette autre dame, en fauteuil roulant, qui réclame depuis 2 ans que l'on mette sa boîte aux lettres à sa hauteur ou qu'il n'y ait plus de marche pour entrer ou sortir de l'ascenseur. Elle nécessite une aide permanente de ses voisins. Alors l'avenir radieux d'un film d'architecte…
Mais ces changements entraînent aussi des craintes. Crainte d'une augmentation des charges (un parking souterrain avec badge d'accès coûtera forcément de l'argent), crainte qu'enfouir les parkings ne facilite la discrétion des dealers…
Le quotidien des Grèves ne changera pas d'un coup de baguette magique (sur 5 ans tout de même, le coup de baguette). Il pourrait déjà être amélioré en ouvrant ses oreilles comme cela a, je l'espère, été le cas hier soir.
Malheureusement, comme l'a dit le Monsieur qui donnait la parole au micro (je ne sais pas qui c'est, désolé !), "on est là pour un projet, pas pour un état des lieux". Dommage, car visiblement, les locataires présents avaient bien envie qu'on écoute leurs problèmes de tous les jours !
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