Ma morale

Publié le par Fabrice Guillet

Je sais, ce blog n'est pas fait pour exposer mon petit point de vue dont vous vous moquez tous (et vous avez bien raison de le faire !).
Mais un commentaire impose une réponse à mes yeux. Je vous la fais donc subir :

Dans le cas de Suzilène, je ne juge pas la personne. Comme vous tous, je ne connais que quelques lignes de sa vie, à travers ce qu'en ont raconté de courts articles de presse et des notes sur plusieurs blogs. Il est impossible de comprendre la personne, ce n'est de toute manière pas le sujet.
Ce qui choque, c'est le précipitation avec laquelle on a expulsé une jeune fille de 18 ans, scolarisée dans une filière porteuse d'emploi.

Je trouve très gênante la notion consistant à dire qu'il y a des cas "plus intéressants" à défendre. Intéressants dans quel sens ? Plus rentable pour nous ? A ceux qui parlent de choix, j'ai toujours envie de leur demander de se mettre à la place de ces sergents recruteurs. Allez expliquer à ceux dont vous ne voulez pas les raisons de votre refus : "ah non, toi, tu es avec un homme marié, tu ne t'entends pas avec sa femme, tu restes vivre dans des conditions miséreuses loin de ma richesse".

La nationalité, pour moi, n'est pas un motif de fierté. J'ai eu la chance de naître Français, au XXème siècle. Cette chance, que j'essaie de garder tous les jours en mémoire, m'oblige à une sorte de devoir moral, celui de faire attention à ceux qui n'ont pas ma chance. Dans mon quartier, dans mon pays, sur ma planète…
Cette position est peut-être naïve, dépassée, sutpide, que sais-je… mais c'est la mienne. C'est celle qui permet de garder la tête haute tous les jours. Je ne pourrais pas supporter de ne pas tenter quelque chose devant le malheur des autres. Et c'est ce miniscule grain de sable que représente mon action (ou déjà ma conscience des autres) dont je peux être fier.
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Publié dans colomblog

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