Pour moi, c'était Cochet !
Ben oui, je disais qu'hier, il y avait le débat avec Yves Cochet ou le conseil municipal
C'est pas bien, j'aurais sûrement eu des trucs à vous dire sur le Conseil, mais j'ai choisi l'option "débat" (c'était intéressant, moins long, moins "langue de bois"
).
Donc, Yves Cochet venait défendre les idées de son dernier bouquin : "Pétrole apocalypse", dans lequel il annonce la fin du "pétrole pas cher" (faut que j'arrête avec les guillemets, j'ai l'impression d'en mettre partout. Presque autant que des parenthèses !).
Selon lui, le prix de pétrole ne redrescendra pas. Ce qui provoquera des changements importants dans notre société. Je ne suis pas forcément d'accord avec son catastrophisme, mais ses constats semblent toutefois justes.
Si l'on écoute les experts, il semble acquis que l'on va trouver moins de pétrole dit "conventionnel" (et donc pas cher). Or la consommation mondiale augmente en permanence, la notre restant importante et celle des pays émergents explosant. Les réserves restantes seront plus difficilement exploitables (ou même trouvables, d'où la hausse des prix).
On l'a vu, à une petite échelle, cette année, avec notre facture d'essence ou de fioul qui grimpe.
Cela a déjà nécessité l'intervention de l'état pour aider les emplois liés au transport (les routiers, les agriculteurs pour les tracteurs, les pêcheurs pour leur bateau ).
On ne peut se passer de pétrole (développer un carburant alternatif prendrait des années, pour la voiture comme pour l'avion).
Or, nous n'en sommes, selon Cochet, qu'au début.
On imagine bien ce qu'une hausse des coûts des transports pourrait apporter comme point positif, à savoir la fin des délocalisations (si ça coûte cher de faire revenir chez nous ce qu'on a fait fabriquer pour rien à l'autre bout du monde) ou le retour à une alimentation plus classique (recommencer à manger saisonnier et local au lieu de manger des fraises toute l'année ou des légumes en boîte cultivés au bout du monde). Par contre, une telle crise aurait évidemment des conséquences dramatiques (emploi, situation de l'état ).
Les mesures pour y remédier semblent quelque peu vaines, surtout devant l'inertie, à la fois de la population et des politiques. Comment croire, pour reprendre un exemple prôné par Yves Cochet hier, à l'interdiction de toutes les voitures supérieures à 1500 cm3 ? A savoir les 2/3 du parc automobile français ? Comment y parvenir, à quel coût pour l'état, que faire des emplois liés ? Tout changement demanderait des dizaines d'années. Or, personne ne se sent concerné. Alors quoi ? Que faire ? Continuer, nous, citoyens, consommateurs, à faire attention à ce que nous achetons ? Encore faut-il le pouvoir Et tant qu'une impulsion ne sera pas donnée pour donner du poids à nos petites actions, on restera tout petits. A espérer que Cochet se soit trompé !
Donc, Yves Cochet venait défendre les idées de son dernier bouquin : "Pétrole apocalypse", dans lequel il annonce la fin du "pétrole pas cher" (faut que j'arrête avec les guillemets, j'ai l'impression d'en mettre partout. Presque autant que des parenthèses !).
Selon lui, le prix de pétrole ne redrescendra pas. Ce qui provoquera des changements importants dans notre société. Je ne suis pas forcément d'accord avec son catastrophisme, mais ses constats semblent toutefois justes.
Si l'on écoute les experts, il semble acquis que l'on va trouver moins de pétrole dit "conventionnel" (et donc pas cher). Or la consommation mondiale augmente en permanence, la notre restant importante et celle des pays émergents explosant. Les réserves restantes seront plus difficilement exploitables (ou même trouvables, d'où la hausse des prix).
On l'a vu, à une petite échelle, cette année, avec notre facture d'essence ou de fioul qui grimpe.
Cela a déjà nécessité l'intervention de l'état pour aider les emplois liés au transport (les routiers, les agriculteurs pour les tracteurs, les pêcheurs pour leur bateau ).
On ne peut se passer de pétrole (développer un carburant alternatif prendrait des années, pour la voiture comme pour l'avion).
Or, nous n'en sommes, selon Cochet, qu'au début.
On imagine bien ce qu'une hausse des coûts des transports pourrait apporter comme point positif, à savoir la fin des délocalisations (si ça coûte cher de faire revenir chez nous ce qu'on a fait fabriquer pour rien à l'autre bout du monde) ou le retour à une alimentation plus classique (recommencer à manger saisonnier et local au lieu de manger des fraises toute l'année ou des légumes en boîte cultivés au bout du monde). Par contre, une telle crise aurait évidemment des conséquences dramatiques (emploi, situation de l'état ).
Les mesures pour y remédier semblent quelque peu vaines, surtout devant l'inertie, à la fois de la population et des politiques. Comment croire, pour reprendre un exemple prôné par Yves Cochet hier, à l'interdiction de toutes les voitures supérieures à 1500 cm3 ? A savoir les 2/3 du parc automobile français ? Comment y parvenir, à quel coût pour l'état, que faire des emplois liés ? Tout changement demanderait des dizaines d'années. Or, personne ne se sent concerné. Alors quoi ? Que faire ? Continuer, nous, citoyens, consommateurs, à faire attention à ce que nous achetons ? Encore faut-il le pouvoir Et tant qu'une impulsion ne sera pas donnée pour donner du poids à nos petites actions, on restera tout petits. A espérer que Cochet se soit trompé !
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