Le bien public
Un commentaire récemment posté me donne l'occasion de faire une remarque plus générale : l'avantage collectif peut-il se faire au détriment du bien individuel ?
C'est ce qu'avance notre commentateur (dont j'ai oublié de retenir le nom) lorsqu'il s'énerve contre la diffusion de films en plein air à côté de chez lui. Je me mets à sa place (d'autant plus facilement que j'ai souvent connu la même situation dans d'autres lieux), la proximité de spectacles en plein air oblige les riverains à participer d'office auxdits spectacles. Une sono à fond vers minuit, quand on a subi les désagréments des travaux du T2 dans la journée, sans compter une éventuelle journée de boulot, ça peut vite inciter à craquer.
Pour autant, peut-on regretter l'initiative ? Je peux d'autant moins la juger que je ne sais pas si elle a été réussie, si le public est venu nombreux… Mais organiser des séances de cinéma en plein air, que ce soit au stade Charles Péguy ou à l'espace des 4 chemins, dans 2 quartiers habituellement délaissés, j'ai tendance à approuver.
J'ai envie de relier cela à ce qui a dû se produire hier, et qui va se répéter un samedi sur deux pendant toute l'année aux alentours du stade Yves du Manoir. Déjà avant la construction des nouvelles tribunes et l'accession au Top 14, la circulation aux abords du stade et le stationnement posaient problème. Avec 5 ou 8 000 personnes supplémentaires à caser (n'oublions pas l'ancienne stat qui nous apprenait que 70% des spectateurs ne venaient pas de Colombes), on imagine le casse-tête. La municipalité a décidé de fermer la circulation dans le quartier et de faciliter les déplacements dits "doux". Les riverains rentrant de vacances samedi ont dû apprécier de se voir refouler, sous prétexte qu'ils arrivaient une heure avant le début d'un match qui ne leur apporterait que des désagréments (ils ne sont pas obligés d'être supporters). Bien sûr, pour contrebalancer, il y a eu distribution de macarons pour les riverains, afin de leur permettre de rentrer chez eux malgré les barrages… N'empêche, ils vont s'en taper, des emmerdements tout au long de l'année. Tout cela pour le bien public…
Tout à l'heure, rue Colbert, je pensais aussi à ces riverains qui perdent des places de stationnement, fussent-elles illégales, des deux côtés de la chaussée, en raison des travaux qui ont permis l'agrandissement des trottoirs. La circulation sera améliorée, les dangers dûs au manque de visibilité ont diminué, mais quand ils pesteront pour se garer, ils risquent d'oublier tout cela pour ne plus penser qu'à leur petit confort négligé pour satsfaire l'intérêt général.
En cela, je suis bien content de ne pas être élu. Prendre de telles décisions, quitte à subir les foudres de chaque habitant perdu dans son coin, qui s'attache davantage à son cas personnel qu'à la communauté à laquelle il appartient… Et comment décide-t-on de la position du curseur, entre les avantages des uns et les désagréments des autres ? Non, décidément, je préfère ma position d'observateur des décisions des autres, moi qui suis incapable de choisir quoi que ce soit.
C'est ce qu'avance notre commentateur (dont j'ai oublié de retenir le nom) lorsqu'il s'énerve contre la diffusion de films en plein air à côté de chez lui. Je me mets à sa place (d'autant plus facilement que j'ai souvent connu la même situation dans d'autres lieux), la proximité de spectacles en plein air oblige les riverains à participer d'office auxdits spectacles. Une sono à fond vers minuit, quand on a subi les désagréments des travaux du T2 dans la journée, sans compter une éventuelle journée de boulot, ça peut vite inciter à craquer.
Pour autant, peut-on regretter l'initiative ? Je peux d'autant moins la juger que je ne sais pas si elle a été réussie, si le public est venu nombreux… Mais organiser des séances de cinéma en plein air, que ce soit au stade Charles Péguy ou à l'espace des 4 chemins, dans 2 quartiers habituellement délaissés, j'ai tendance à approuver.
J'ai envie de relier cela à ce qui a dû se produire hier, et qui va se répéter un samedi sur deux pendant toute l'année aux alentours du stade Yves du Manoir. Déjà avant la construction des nouvelles tribunes et l'accession au Top 14, la circulation aux abords du stade et le stationnement posaient problème. Avec 5 ou 8 000 personnes supplémentaires à caser (n'oublions pas l'ancienne stat qui nous apprenait que 70% des spectateurs ne venaient pas de Colombes), on imagine le casse-tête. La municipalité a décidé de fermer la circulation dans le quartier et de faciliter les déplacements dits "doux". Les riverains rentrant de vacances samedi ont dû apprécier de se voir refouler, sous prétexte qu'ils arrivaient une heure avant le début d'un match qui ne leur apporterait que des désagréments (ils ne sont pas obligés d'être supporters). Bien sûr, pour contrebalancer, il y a eu distribution de macarons pour les riverains, afin de leur permettre de rentrer chez eux malgré les barrages… N'empêche, ils vont s'en taper, des emmerdements tout au long de l'année. Tout cela pour le bien public…
Tout à l'heure, rue Colbert, je pensais aussi à ces riverains qui perdent des places de stationnement, fussent-elles illégales, des deux côtés de la chaussée, en raison des travaux qui ont permis l'agrandissement des trottoirs. La circulation sera améliorée, les dangers dûs au manque de visibilité ont diminué, mais quand ils pesteront pour se garer, ils risquent d'oublier tout cela pour ne plus penser qu'à leur petit confort négligé pour satsfaire l'intérêt général.
En cela, je suis bien content de ne pas être élu. Prendre de telles décisions, quitte à subir les foudres de chaque habitant perdu dans son coin, qui s'attache davantage à son cas personnel qu'à la communauté à laquelle il appartient… Et comment décide-t-on de la position du curseur, entre les avantages des uns et les désagréments des autres ? Non, décidément, je préfère ma position d'observateur des décisions des autres, moi qui suis incapable de choisir quoi que ce soit.
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