Les autres

Publié le par Fabrice Guillet

Allez, je vais me lancer dans une grande (et certainement trop longue) tirade… Attention, je vous préviens d'emblée, elle risque de contenir de bonnes doses de morale, de pessimisme.
Le déclencheur, c'est la réunion qui a eu lieu hier soir à l'école Henri Martin. Les enseignants voulaient y expliquer leur situation et donc celle de nos enfants, les raisons qui les ont poussé à faire grève, celles qui motivent toutes ces banderoles qu'on voit fleurir devant les écoles ces derniers jours. Je ne pouvais malheureusement pas rester, je me suis contenté de passer, histoire de montrer que je n'étais pas indifférent à la situation. J'ai discuté avec une enseignante (la maîtresse d'une de mes filles) qui m'a dit qu'elle savait qu'il y aurait très peu de monde. Une dizaine de parents tout au plus. Elle m'a également raconté que le mot distribué dans les cahiers pour expliquer la grève lui était revenu, même pas dégrafé. Bon nombre de parents n'avaient pas pris la peine de le lire.
Je peux relier cette indifférence à beaucoup d'autres cas de l'actualité récente. Des réunions où personne ne vient, des élections de parents d'élèves où personne ne vote, des kermesses où personne ne veut donner un coup de main. Mais quand il s'agit de râler, de critiquer, là, il y a du monde !
Car c'est le sentiment général : on ne fait rien mais on demande tout aux autres. Quelle que soit leur situation.
C'est valable pour tout. Aussi bien dans le domaine de l'éducation que dans d'autres domaines.
Tenez, prenez l'écologie. J'ai assisté lundi soir aux "assises pour une ville écologique". A plusieurs reprises, je me suis fait la réflexion qu'on a tendance à attendre que le changement vienne des autres. Une personne du public a même demandé aux orateurs si l'échelon local était le bon pour agir. La question n'est pas absurde, tant elle induit la réponse. Non, ce n'est pas au niveau local, pas plus qu'au régional ou national. C'est à nous. C'est trop facile d'attendre de grands projets alors que l'on peut tant en faire tous les jours. J'ai de plus en plus de mal à supporter ces gens qui utilisent le prétexte des autres pour ne rien faire. "Si c'était autrement, je bougerais". Mais quand on parle de gestion des déchets par la ville, par exemple, ils viennent de qui, ces déchets ? Nous, bien sûr. C'est à nous de réduire nos déchets, à nous de les trier. Pendant que la ville fait un bilan carbone de la consommation énergétique de ses bâtiments, on fait quoi, nous ? Fait-on les gestes nécessaires pour économiser l'énergie ? Que la ville réfléchisse à la place de la voiture, c'est une chose, mais ce ne sont pas les voitures municipales qui sont une grosse source de pollution. C'est à nous d'arrêter de prendre nos bagnoles pour un oui ou pour un non. Tiens, ça me fait penser… Quelqu'un a évoqué le pédibus (vous savez, des parents qui s'organisent pour faire un roulement pour accompagner, à pieds, les enfants à l'école). Il doit y en avoir 2 sur Colombes (je crois qu'un nouveau est en projet sur Henri Martin). C'est ridicule ! Pourquoi ? Parce que c'est un principe qui ne peut fonctionner que grâce à la particpation des habitants. Et quand il faut donner son accord pour emmener d'autres gamins que les siens, faire un petit effort pour la collectivité, là, il n'y a plus personne.
J'en reviens aux critiques. A ceux qui attendent dans leur coin, prêts à massacrer toute initiative qui empièterait sur leur confort. La semaine dernière, j'ai entendu dire qu'il y avait une journée de l'initiative. Je n'en sais pas plus, mais rien que le titre me fait rêver. Des gens qui ne se contenteraient pas d'attendre que la collectivité bouge pour eux. J'y pense… cette remarque vaut d'ailleurs pour la ville. C'est facile de critiquer l'action municipale, de dire qu'il ne se passe rien, qu'on n'est pas content de telle ou telle chose… Mais si on bougeait ? Qu'est-ce qui nous empêche d'avoir des initiatives pour améliorer nos relations, pour améliorer notre vie ? Qu' on ne me parle pas des difficultés de la vie, ça me donne envie de mordre. Soyons honnête, il s'agit plutôt d'avoir son petit confort, celui qui fait qu'on préfère se poser devant la télé plutôt que ressortir de chez soi pour aller à une réunion (comme si ceux qui allaient à ces réunions, eux, avaient une vie plus facile et avait moins besoin de se reposer !). J'admire ceux qui le font, qui gèrent vie professionnelle, vie privée, vie familiale et vie sociale.
En écrivant ces lignes, je pense à cette femme à laquelle le journal Mosaïque a choisi de consacrer un portrait. Engagée bénévolement au Secours Catholique et dans d'autres associations caritatives, elle expliquait qu'avec sa famille, elle renonçait régulièrement à des vacances l'été pour procéder à la distribution de repas aux plus démunis. Ils font ça en famille, il n'y a pas d'idée de sacrifice. Ca fait réfléchir…
Elle n'est pas la seule, bien sûr. Je pense également à quelques lecteurs (lectrices, plus particulièrement) de ce blog qui ont toute mon admiration pour leur engagement auprès des autres.
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Publié dans Coup de gueule

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P
L'incivisme et l'individualisme sont les 2 plaies auxquelles nous sommes confrontés quotidiennement. C'est une question d'éducation et je pense qu'il faut vraiment inculquer à nos rejetons le respect des autres.Quant on voit le cauchemar ces derniers jours pour franchir le carrefour sur l'autoroute parce que les gens ne sont pas capables de s'arrêter quand ils ne peuvent pas passer...
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C
 J'ai bu du petit lait en lisant cet article ; Après 15 ans passés à la Croix Rouge, puis quelques mois à l'action municipale, j'ai cru en effet  remarquer que ce sont en général les personnes qui ne se remuent pas beaucoup elles-mêmes qui viennent faire des remarques et sont les plus exigeantes sur leurs droits et les obligations des autres à leur endroit... Alors que ceux qui font déjà des efforts pour sortir de leur petit confort et ont la fibre plus participative et citoyenne cherchent comment ils peuvent faire mieux et participer encore davantage.Lors de la soirée des Assises pour une ville écologique , j'ai entendu une remarque qui m'a beaucoup plu en réponse justement au colombien qui demandait  si le niveau local était le bon niveau pour agir. je crois que c'est jean Marie Pelt qui a dit que le niveau individuel était le bon niveau, aussi bon que les autres. Effectivement, c'est à ce niveau que des avancées spectaculaires pourraient être faites. Nous avons par exemple organisé des collectes plus  faciles avec les déchèteries mobiles et vous savez qu'à Colombes les "Encombrants" se déplacent sur simple appel téléphonique pour ramasser les déchets volumineux ou constitués de matières qui ne vont pas dans les poubelles ordinaires. On pourrait croire que, du coup, il y a moins de dépôts sauvages. Pas du tout, ils sont encore plus nombreux depuis ces initiatives...Celui qui trouvera comment concerner davantage les habitants, qui sont pourtant les premières victimes de ces incivilités (cadre de vie moins agréables et impact sur les impôts) aura fait faire un grand pas aux collectivités territoriales et sûrement à plein d'autres secteurs. 
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F
C'est la même bilan dans d'autres domaines, tiens prenons celui-de de la sécurité...c'est de la faute au jeunes...et j'ai peur j'irai pas leurs dires qu'ils font du bruit...c'est de la faute du voisin...tiens tiens il a un drôle d'aspect celui-là si j'ai un problème avec lui au lieu de discuter j'appelerai la police....etc etc....c'est toujours la faute de quelqu'un et jamais de la sienne...
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L
oui oui,je suis tout as fait d'accord avec votre point de vue sur l'école,les réunions ou personne ne viens,les kermesses ou les gens ne ce propose pas d'aider etc....J'ai connu tout cela j'étais à l'association de parents d'élèves maternelle,primaire,collège pendant de nombreuse annéesj'ai donner de mon énergie pour essayer de monter des projets,d convaincre les parents que c'était important pour leurs enfants,à c'est sur pour les critiques il sont là!!!Malgré tout je reste parent maintenant je suis parent d'élèves au lycée horticole de la fondation d'Auteuil,Je ne baisse pas les bras pour le bien etre de nos chérubins ;Dommage j'ai quitté Colombes,car après bien des péripécie j'ai été ecoeurée par certain comportement.Car il y à des choses et des mentalités à changer à colombes.Cordialement     
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