Les autres
Allez, je vais me lancer dans une grande (et certainement trop longue) tirade… Attention, je vous préviens d'emblée, elle risque de contenir de bonnes doses de morale, de pessimisme.
Le déclencheur, c'est la réunion qui a eu lieu hier soir à l'école Henri Martin. Les enseignants voulaient y expliquer leur situation et donc celle de nos enfants, les raisons qui les ont poussé à faire grève, celles qui motivent toutes ces banderoles qu'on voit fleurir devant les écoles ces derniers jours. Je ne pouvais malheureusement pas rester, je me suis contenté de passer, histoire de montrer que je n'étais pas indifférent à la situation. J'ai discuté avec une enseignante (la maîtresse d'une de mes filles) qui m'a dit qu'elle savait qu'il y aurait très peu de monde. Une dizaine de parents tout au plus. Elle m'a également raconté que le mot distribué dans les cahiers pour expliquer la grève lui était revenu, même pas dégrafé. Bon nombre de parents n'avaient pas pris la peine de le lire.
Je peux relier cette indifférence à beaucoup d'autres cas de l'actualité récente. Des réunions où personne ne vient, des élections de parents d'élèves où personne ne vote, des kermesses où personne ne veut donner un coup de main. Mais quand il s'agit de râler, de critiquer, là, il y a du monde !
Car c'est le sentiment général : on ne fait rien mais on demande tout aux autres. Quelle que soit leur situation.
C'est valable pour tout. Aussi bien dans le domaine de l'éducation que dans d'autres domaines.
Tenez, prenez l'écologie. J'ai assisté lundi soir aux "assises pour une ville écologique". A plusieurs reprises, je me suis fait la réflexion qu'on a tendance à attendre que le changement vienne des autres. Une personne du public a même demandé aux orateurs si l'échelon local était le bon pour agir. La question n'est pas absurde, tant elle induit la réponse. Non, ce n'est pas au niveau local, pas plus qu'au régional ou national. C'est à nous. C'est trop facile d'attendre de grands projets alors que l'on peut tant en faire tous les jours. J'ai de plus en plus de mal à supporter ces gens qui utilisent le prétexte des autres pour ne rien faire. "Si c'était autrement, je bougerais". Mais quand on parle de gestion des déchets par la ville, par exemple, ils viennent de qui, ces déchets ? Nous, bien sûr. C'est à nous de réduire nos déchets, à nous de les trier. Pendant que la ville fait un bilan carbone de la consommation énergétique de ses bâtiments, on fait quoi, nous ? Fait-on les gestes nécessaires pour économiser l'énergie ? Que la ville réfléchisse à la place de la voiture, c'est une chose, mais ce ne sont pas les voitures municipales qui sont une grosse source de pollution. C'est à nous d'arrêter de prendre nos bagnoles pour un oui ou pour un non. Tiens, ça me fait penser… Quelqu'un a évoqué le pédibus (vous savez, des parents qui s'organisent pour faire un roulement pour accompagner, à pieds, les enfants à l'école). Il doit y en avoir 2 sur Colombes (je crois qu'un nouveau est en projet sur Henri Martin). C'est ridicule ! Pourquoi ? Parce que c'est un principe qui ne peut fonctionner que grâce à la particpation des habitants. Et quand il faut donner son accord pour emmener d'autres gamins que les siens, faire un petit effort pour la collectivité, là, il n'y a plus personne.
J'en reviens aux critiques. A ceux qui attendent dans leur coin, prêts à massacrer toute initiative qui empièterait sur leur confort. La semaine dernière, j'ai entendu dire qu'il y avait une journée de l'initiative. Je n'en sais pas plus, mais rien que le titre me fait rêver. Des gens qui ne se contenteraient pas d'attendre que la collectivité bouge pour eux. J'y pense… cette remarque vaut d'ailleurs pour la ville. C'est facile de critiquer l'action municipale, de dire qu'il ne se passe rien, qu'on n'est pas content de telle ou telle chose… Mais si on bougeait ? Qu'est-ce qui nous empêche d'avoir des initiatives pour améliorer nos relations, pour améliorer notre vie ? Qu' on ne me parle pas des difficultés de la vie, ça me donne envie de mordre. Soyons honnête, il s'agit plutôt d'avoir son petit confort, celui qui fait qu'on préfère se poser devant la télé plutôt que ressortir de chez soi pour aller à une réunion (comme si ceux qui allaient à ces réunions, eux, avaient une vie plus facile et avait moins besoin de se reposer !). J'admire ceux qui le font, qui gèrent vie professionnelle, vie privée, vie familiale et vie sociale.
En écrivant ces lignes, je pense à cette femme à laquelle le journal Mosaïque a choisi de consacrer un portrait. Engagée bénévolement au Secours Catholique et dans d'autres associations caritatives, elle expliquait qu'avec sa famille, elle renonçait régulièrement à des vacances l'été pour procéder à la distribution de repas aux plus démunis. Ils font ça en famille, il n'y a pas d'idée de sacrifice. Ca fait réfléchir…
Elle n'est pas la seule, bien sûr. Je pense également à quelques lecteurs (lectrices, plus particulièrement) de ce blog qui ont toute mon admiration pour leur engagement auprès des autres.
Le déclencheur, c'est la réunion qui a eu lieu hier soir à l'école Henri Martin. Les enseignants voulaient y expliquer leur situation et donc celle de nos enfants, les raisons qui les ont poussé à faire grève, celles qui motivent toutes ces banderoles qu'on voit fleurir devant les écoles ces derniers jours. Je ne pouvais malheureusement pas rester, je me suis contenté de passer, histoire de montrer que je n'étais pas indifférent à la situation. J'ai discuté avec une enseignante (la maîtresse d'une de mes filles) qui m'a dit qu'elle savait qu'il y aurait très peu de monde. Une dizaine de parents tout au plus. Elle m'a également raconté que le mot distribué dans les cahiers pour expliquer la grève lui était revenu, même pas dégrafé. Bon nombre de parents n'avaient pas pris la peine de le lire.
Je peux relier cette indifférence à beaucoup d'autres cas de l'actualité récente. Des réunions où personne ne vient, des élections de parents d'élèves où personne ne vote, des kermesses où personne ne veut donner un coup de main. Mais quand il s'agit de râler, de critiquer, là, il y a du monde !
Car c'est le sentiment général : on ne fait rien mais on demande tout aux autres. Quelle que soit leur situation.
C'est valable pour tout. Aussi bien dans le domaine de l'éducation que dans d'autres domaines.
Tenez, prenez l'écologie. J'ai assisté lundi soir aux "assises pour une ville écologique". A plusieurs reprises, je me suis fait la réflexion qu'on a tendance à attendre que le changement vienne des autres. Une personne du public a même demandé aux orateurs si l'échelon local était le bon pour agir. La question n'est pas absurde, tant elle induit la réponse. Non, ce n'est pas au niveau local, pas plus qu'au régional ou national. C'est à nous. C'est trop facile d'attendre de grands projets alors que l'on peut tant en faire tous les jours. J'ai de plus en plus de mal à supporter ces gens qui utilisent le prétexte des autres pour ne rien faire. "Si c'était autrement, je bougerais". Mais quand on parle de gestion des déchets par la ville, par exemple, ils viennent de qui, ces déchets ? Nous, bien sûr. C'est à nous de réduire nos déchets, à nous de les trier. Pendant que la ville fait un bilan carbone de la consommation énergétique de ses bâtiments, on fait quoi, nous ? Fait-on les gestes nécessaires pour économiser l'énergie ? Que la ville réfléchisse à la place de la voiture, c'est une chose, mais ce ne sont pas les voitures municipales qui sont une grosse source de pollution. C'est à nous d'arrêter de prendre nos bagnoles pour un oui ou pour un non. Tiens, ça me fait penser… Quelqu'un a évoqué le pédibus (vous savez, des parents qui s'organisent pour faire un roulement pour accompagner, à pieds, les enfants à l'école). Il doit y en avoir 2 sur Colombes (je crois qu'un nouveau est en projet sur Henri Martin). C'est ridicule ! Pourquoi ? Parce que c'est un principe qui ne peut fonctionner que grâce à la particpation des habitants. Et quand il faut donner son accord pour emmener d'autres gamins que les siens, faire un petit effort pour la collectivité, là, il n'y a plus personne.
J'en reviens aux critiques. A ceux qui attendent dans leur coin, prêts à massacrer toute initiative qui empièterait sur leur confort. La semaine dernière, j'ai entendu dire qu'il y avait une journée de l'initiative. Je n'en sais pas plus, mais rien que le titre me fait rêver. Des gens qui ne se contenteraient pas d'attendre que la collectivité bouge pour eux. J'y pense… cette remarque vaut d'ailleurs pour la ville. C'est facile de critiquer l'action municipale, de dire qu'il ne se passe rien, qu'on n'est pas content de telle ou telle chose… Mais si on bougeait ? Qu'est-ce qui nous empêche d'avoir des initiatives pour améliorer nos relations, pour améliorer notre vie ? Qu' on ne me parle pas des difficultés de la vie, ça me donne envie de mordre. Soyons honnête, il s'agit plutôt d'avoir son petit confort, celui qui fait qu'on préfère se poser devant la télé plutôt que ressortir de chez soi pour aller à une réunion (comme si ceux qui allaient à ces réunions, eux, avaient une vie plus facile et avait moins besoin de se reposer !). J'admire ceux qui le font, qui gèrent vie professionnelle, vie privée, vie familiale et vie sociale.
En écrivant ces lignes, je pense à cette femme à laquelle le journal Mosaïque a choisi de consacrer un portrait. Engagée bénévolement au Secours Catholique et dans d'autres associations caritatives, elle expliquait qu'avec sa famille, elle renonçait régulièrement à des vacances l'été pour procéder à la distribution de repas aux plus démunis. Ils font ça en famille, il n'y a pas d'idée de sacrifice. Ca fait réfléchir…
Elle n'est pas la seule, bien sûr. Je pense également à quelques lecteurs (lectrices, plus particulièrement) de ce blog qui ont toute mon admiration pour leur engagement auprès des autres.
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