Tu parles d'une mixité !
Je ne sais pas si je suis censé écrire ça, mais j'ai besoin de me lâcher un peu…
Hier, j'avais rendez-vous avec la directrice de l'école Charles Péguy. Elle a dû s'absenter un moment et m'a laissé seul dans son bureau. J'ai alors regardé le grand panneau avec les effectifs de toutes les classes de l'école.
Première remarque, les 2 CP comportent 24 et 25 élèves. En ZEP, 25, c'est le maximum autorisé. Et 25 en CP, pour apprendre à lire, ça fait vraiment beaucoup.
Je me suis fait la remarque suivante en approchant du tableau (et c'est ça que je n'aurais pas dû faire). J'ai regardé la liste des élèves de CP. Sur les 25, il devait y avoir à tout casser deux noms franchouillards. Tout le reste est composé de noms Africains (Afrique noire ou Maghreb), Portugais, Indiens…
Est-ce la peine de préciser que les enfants qui vont dans cette école habitent pour la plupart aux Grèves ?
Alors évidemment, on le sait bien, qu'il n'y a aucune mixité sociale dans ce quartier. Que les habitants les plus en difficulté, ceux qui doivent se contenter des cités, sont d'origine étrangère… Oui, on le sait, mais c'est une chose de connaître la situation d'ensemble et autre chose de le voir écrit noir sur blanc.
Parce que c'est quoi, la situation pour ces petits gamins ? Ils sont issu de cultures différentes, les parents de bon nombre d'entre eux ne sont pas de langue maternelle française et on voudrait nous faire croire qu'ils ont les mêmes besoins et les mêmes chances que les enfants d'une école de centre ville ?
Le Français, le blanc, quel que soit l'appellation qu'on peut lui donner, n'est, aux yeux de ses enfants, que le porteur de l'autorité. C'est l'instit, le directeur, le policier… Mais jamais son copain de classe, son voisin d'immeuble… Même pas le commerçant du quartier !
Comment croire que ça n'a aucune conséquence sur la vie de ces futurs adultes ?
A quelques centaines de mètres de là, j'avais une discussion avec mes filles, l'autre jour. La plus petite s'étonnait que je ne connaissais pas tous les prénoms de sa classe. Je lui répondait que c'était ce que j'aimais dans son école. Une vraie mixité, qui fait que Youness peut côtoyer Tiphaine, Clémence, Yémie, Anatole, Abdelhafid ou Vénus…
Hier, j'avais rendez-vous avec la directrice de l'école Charles Péguy. Elle a dû s'absenter un moment et m'a laissé seul dans son bureau. J'ai alors regardé le grand panneau avec les effectifs de toutes les classes de l'école.
Première remarque, les 2 CP comportent 24 et 25 élèves. En ZEP, 25, c'est le maximum autorisé. Et 25 en CP, pour apprendre à lire, ça fait vraiment beaucoup.
Je me suis fait la remarque suivante en approchant du tableau (et c'est ça que je n'aurais pas dû faire). J'ai regardé la liste des élèves de CP. Sur les 25, il devait y avoir à tout casser deux noms franchouillards. Tout le reste est composé de noms Africains (Afrique noire ou Maghreb), Portugais, Indiens…
Est-ce la peine de préciser que les enfants qui vont dans cette école habitent pour la plupart aux Grèves ?
Alors évidemment, on le sait bien, qu'il n'y a aucune mixité sociale dans ce quartier. Que les habitants les plus en difficulté, ceux qui doivent se contenter des cités, sont d'origine étrangère… Oui, on le sait, mais c'est une chose de connaître la situation d'ensemble et autre chose de le voir écrit noir sur blanc.
Parce que c'est quoi, la situation pour ces petits gamins ? Ils sont issu de cultures différentes, les parents de bon nombre d'entre eux ne sont pas de langue maternelle française et on voudrait nous faire croire qu'ils ont les mêmes besoins et les mêmes chances que les enfants d'une école de centre ville ?
Le Français, le blanc, quel que soit l'appellation qu'on peut lui donner, n'est, aux yeux de ses enfants, que le porteur de l'autorité. C'est l'instit, le directeur, le policier… Mais jamais son copain de classe, son voisin d'immeuble… Même pas le commerçant du quartier !
Comment croire que ça n'a aucune conséquence sur la vie de ces futurs adultes ?
A quelques centaines de mètres de là, j'avais une discussion avec mes filles, l'autre jour. La plus petite s'étonnait que je ne connaissais pas tous les prénoms de sa classe. Je lui répondait que c'était ce que j'aimais dans son école. Une vraie mixité, qui fait que Youness peut côtoyer Tiphaine, Clémence, Yémie, Anatole, Abdelhafid ou Vénus…
Publicité