La mort de Colombes Notre Ville
Hier, j'ai eu Colombes Notre Ville dans ma boîte aux lettres. Ca sent le sapin, pour ce journal.On le voit dès la couverture. Nan, sérieusement, vous avez vu cette couverture ? Elle est belle ! Belle, une couverture de journal municipal ? Si on m'avait dit qu'un jour…
Et à l'intérieur ? On voit l'édito avec le maire devant son portable (un stylo à la main, quand même, ça doit être pour signer ses courriers directement sur l'écran…) et là, on se dit "tiens, il y est combien de fois ?".
C'est terrible. Un journal qui nous avait habitué à tant de photos de maire (y compris dans la précédent numéro), c'est un échec terrible. Philippe Sarre n'est présent que 3 fois. Dont une de dos (et de loin). Soit à peine une fois de plus qu'Alexis Bachelay et deux de plus que Besancenot (quoi ? vous ne l'avez pas reconnu en train de vendre des cerises ? ).
Comme par hasard, cette odeur de sapin se confirme dans les textes. Dès la page 3, on apprend l'arrivée d'un "nouveau journal en septembre".
Manquerait plus qu'ils nous fassent un journal duquel je ne puisse pas me moquer… pff…
Un peu plus sérieusement, je voulais faire 2 remarques sur le développement durable dont il est question dans ce journal. Tout d'abord, le projet d'éco-journal… Youpi ! On verra la réalisation, mais l'ambition de faire de la com' économe en polluants est un beau projet.
Ensuite, toujours dans ce domaine, j'ai lu l'interview d'Alexis Bachelay ainsi que les articles liés. Ainsi, l'élu nous dit "Nous allons faire un bilan carbone du territoire communal et une nouvelle formule d'éco-journal sera lancée à la rentrée. D'autres mesures, comme les achats durables, la sensibilisation au "bio" par le biais de la restauration scolaire ou encore l'optimisation du parc des véhicules municipaux demandent une mise en place plus longue mais c'est aujourd'hui que nous voulons lancer le processus".
Ok, super, bravo et tout… Mais (oui, avec moi, y a toujours un mais. C'est que je dois garder mon statut de râleur ! :-)) moi, ça me fait peur, ces grands projets pour plus tard. L'éco-journal pour septembre, très bien. Mais faire un bilan carbone, pour moi, ça veut dire lancer des études pour voir à quel point les bâtiments sont beaucoup trop énergivores. Puis, six mois après, on aura un rapport qui pointera les faiblesses. on cherchera alors les solutions. En gros, ça va prendre des années.
Alors quand je lis que les autres mesures "demandent une mise en place plus longue", j'ai tendance à être pessimiste. Un peu comme, dans la page suivante, quand on me dit que "la ville souhaite créer un groupement d'achat public avec une collectivité voisine et se lancer dans une politique d'achat durable en sélectionnant les produits qui nuisent peu à l'environnement". C'est si compliqué que ça de décider qu'on n'achète plus d'ampoules qui bouffent trop d'énergie ? C'est malheureusement bien possible et c'est ça qui me déprime.
Car j'ai l'impression que la bonne volonté est là et j'espère juste qu'elle ne sera pas noyée sous les complications.
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