3ème épisode : Philippe Sarre
Ce matin, troisième candidat rencontré : Philippe Sarre, à la tête de la liste Colombes Rassemblée (quelle idée de mettre des crochets, je n'en ai pas, moi, sur mon logiciel !). Liste comprenant des membres du PS, du PC, du PRG et des Verts, ainsi que 5 "personnalités", non engagées dans un parti politique mais actives sur Colombes.L'avantage, c'est qu'on peut résumer le discours de Philippe Sarre en un mot : équilibre. Je ne sais combien de fois il l'a employé ce matin, mais ça me permet de n'avoir rien à ajouter.
Mon compte rendu est donc terminé.
Non ? Bon, d'accord, j'en dis un peu plus (d'autant qu'il m'a accordé plus d'une heure, et m'a offert un café (merci !) alors autant raconter).
Philippe Sarre m'a exposé sa vision de l'avenir de Colombes :
- Ne pas trop développer la ville sur le plan démographique. Il ne faut pas atteindre les 100 000 habitants. Une densification imposerait d'avoir les équipements nécesaires. Or, il n'y a pas la place et cela coûterait également trop cher. Ajouter 15 000 habitants reviendrait en outre à augmenter le nombre de voitures circulant dans la ville, ce qui ne serait pas acceptable.
- Une ville équilibrée sur la plan sociale. Il veut travailler pour ceux qui sont là et non en direction d'éventuels nouveaux arrivants. Le brassage fait partie des atouts de Colombes, il ne faut surtout pas le défaire. (Là, dans mes notes, j'ai marqué une histoire de "transports pour aller jusqu'à son travail", mais je ne sais plus trop le relier à la phrase précédente, on verra si vous êtes meilleur que moi !)
- Une ville avec une diversité économique. Aujourd'hui, dans l'organisation de Colombes, on a du tertiaire le long du boulevard Charles de Gaulle, dans le prolongement de la Défense. De l'industriel vers Gennevilliers et des commerces et de l'artisanat plutôt vers le Centre. Philippe Sarre souhaite… Devniez quoi ? Ben oui, de l'équilibre ! Pour lui, tout accorder au tertiaire n'est pas forcément viable à long terme. L'immobilier de bureau va entrer en concurrence avec les nouvelles constructions de Nanterre (Seine Arche) et les mètres carrés encore décidés par l'EPAD à la Défense. Or, s'il y a concurrence, celui qui risque d'y perdre pourrait être le plus éloigné. Colombes se retrouverait donc avec des milliers de mètres carrés inoccupés. Il y a également une peur de devenir une cité dortoir, qui ne vit qu'aux heures de bureau, avant que les employés vivant ailleurs ne repartent chez eux.
A ce propos, Philippe Sarre aimerait que Colombes vive le soir. A titre d'exemple, il parle des spectacles à l'Avant Seine ou à la MJC. Quand on en sort, on a aucune possibilité de rester entre amis, en famille, de prendre un verre ou de discuter… Il faudrait donc dynamiser l'espace dans ce quartier.
Dans le même domaine, il aimerait pouvoir proposer aux jeunes des lieux pour se retrouver, y compris le soir. Ce pourrait être un café associatif, proposant les services d'un café avec les prix limités par le côté associatif.
Nous avons pas mal discuté de rendre Colombes plus vivante, pour toute la population, toutes les populations.
Pour les quartiers périphériques (vous avez remarqué, ça devient décousu, mon compte rendu), il compte poursuivre "évidemment" les projets ANRU. Pour les Grèves, il veut avoir une vision globale, ne se réduisant pas à la résidentialisation. Pour les Fossés Jean, c'est tout le projet qui est à revoir, puisque le préfet a retoqué le projet initial, réclamant davantage de concertation avec les habitants.
Cette concertation, Philippe Sarre veut la mettre en place ! Il a ainsi évoqué l'expertise des habitants, pas assez prise en compte. Il faut donc discuter avec la population dans le cadre de la démocratie locale.
Il veut un… équilibre dans Colombes, avec du social y compris dans le centre ville (20% de logements sociaux minimum imposé dans les nouvelles constructions).
Il souhaite qu'il y ait des manifestations qui regroupe les gens, qui les rassemble, quels qu'ils soient, quelles que soient leurs origines, quel que soit leur âge. Il fait ainsi remarquer qu'il n'est pas normal qu'actuellement, il n'y ait aucune mixité dans les activités du conservatoire ou de la MJC.
Pour conclure, Philippe Sarre m'a confirmé ce que je croyais l'avoir entendu dire… S'il est élu maire de Colombes, il s'engage à démissionner de son poste de Conseiller Général dans les prochains mois. Une ville telle que Colombes mérite un maire à temps complet.
Comme pour les autres candidats, j'ai sûrement oublié des points, mal compris ou mal interprété certains propos… Le mieux étant d'aller regarder le blog de campagne de Philippe Sarre.
Concernant la photo, j'ai longuement hésité. Le plus évident était de mettre Georges Sarre. J'avais également trouvé un timbre allemand de la province de la Sarre. Ensuite, les jeux de mots possibles étaient nombreux, de la "Sarre dine" au "Sarre cosy"… J'ai finalement opté pour le "Sar commun", poisson de la méditerranée dont je découvre l'existence.
A mon tour de conclure cette série d'entretiens…
Comme vous pouvez le constater, j'ai rencontré 3 têtes de liste. Je n'ai reçu aucune réponse de la part de l'équipe de Mme Gouéta à ma demande d'entretien.
Quant à la liste de Lutte Ouvrière, d'une part je ne savais pas comment prendre contact et d'autre part, pour être honnête, je n'avais aucune envie de les rencontrer. Vous avez vu comme moi leurs documents de campagne, ils ne comportent pas un mot sur Colombes ! Et comme le candidat se présentait à Pontoise en juin dernier…
J'ai donc rencontré 3 candidats. Je suis très content d'avoir pu leur poser des questions, d'avoir pu leur faire raconter leur projet et leur vision pour Colombes.
J'ai fait un compte rendu de ces entretiens sans juger les différents points évoqués. Je ne l'avais pas fait devant les principaux intéressés, ce n'était pas mon rôle. Je les interrogeais pour qu'ils expriment leur opinion, j'espère les avoir transmises sans que ma propre opinion n'interfère.
C'est une chance que m'offre ce blog, à savoir de rencontrer des personnes intéressantes, impliquées dans la vie de la cité, intéressées par notre bien être… Comme quoi, ça vaut peut-être le coup de passer autant de temps !
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