Chacun pour soi
Allez, je vais m'énerver un peu…
Cette note fait suite à un sentiment de plus en plus fréquent, à des discussions de ces derniers jours (certains s'y reconnaîtront)…
Dans une ville où l'on tente d'institutionnaliser le terme de "villages" pour nous faire croire qu'on est tous proches, j'ai l'impression qu'on n'a jamais été aussi indifférents les uns aux autres. On ne se reconnaît plus que par la proximité, par la communauté. Bien sûr, quand on évoque ce mot, on pense tout de suite "magasins communautaires", "repli des nouveaux arrivants"… Mais non, ce n'est pas uniquement cela qui me frappe. Car chacun ne s'intéresse plus qu'à son petit coin de terrain. Alors des communautés, il y a en a des dizaines dans cette ville : Rebeus, Blacks, Portugais, Antillais, mais aussi habitants du centre-ville, des quartiers pavillonnaires, des cités… Plus personne ne se mélange, plus personne ne veut voir les autres. Seule l'école sert encore de brassage, quand elle n'est pas évitée par certains, qui contournent les règles pour rester avec leurs semblables.
L'engagement pour le collectif devient de plus en plus rare (et qu'on n'aille pas me dire que c'est un problème de temps ! Comment font ceux qui s'activent, hein ?). Et le pire, c'est qu'il me semble que même là, on retrouve ce communautarisme, cette défense de son petit intérêt, quitte à laisser en plan tous ceux qui sont un peu plus loin. Le côté "désolé, c'est trop loin"… Cet individualisme qui devient collectif…
Le terme "ville" n'a aucun sens, tant on ferme les yeux sur nos concitoyens.
Cette note fait suite à un sentiment de plus en plus fréquent, à des discussions de ces derniers jours (certains s'y reconnaîtront)…
Dans une ville où l'on tente d'institutionnaliser le terme de "villages" pour nous faire croire qu'on est tous proches, j'ai l'impression qu'on n'a jamais été aussi indifférents les uns aux autres. On ne se reconnaît plus que par la proximité, par la communauté. Bien sûr, quand on évoque ce mot, on pense tout de suite "magasins communautaires", "repli des nouveaux arrivants"… Mais non, ce n'est pas uniquement cela qui me frappe. Car chacun ne s'intéresse plus qu'à son petit coin de terrain. Alors des communautés, il y a en a des dizaines dans cette ville : Rebeus, Blacks, Portugais, Antillais, mais aussi habitants du centre-ville, des quartiers pavillonnaires, des cités… Plus personne ne se mélange, plus personne ne veut voir les autres. Seule l'école sert encore de brassage, quand elle n'est pas évitée par certains, qui contournent les règles pour rester avec leurs semblables.
L'engagement pour le collectif devient de plus en plus rare (et qu'on n'aille pas me dire que c'est un problème de temps ! Comment font ceux qui s'activent, hein ?). Et le pire, c'est qu'il me semble que même là, on retrouve ce communautarisme, cette défense de son petit intérêt, quitte à laisser en plan tous ceux qui sont un peu plus loin. Le côté "désolé, c'est trop loin"… Cet individualisme qui devient collectif…
Le terme "ville" n'a aucun sens, tant on ferme les yeux sur nos concitoyens.
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