Viser l'homme

Publié le par Fabrice Guillet

Lendl.jpegA force de m'impatienter, d'occuper mon temps, je m'énerve. C'est logique.
Alors forcément, je prends mal certaines phrases lues.
C'est le cas sur le "blog" d'une certaine "ngouéta"…
Elle fait allusion aux problèmes que connaissent les riverains du consulat du Maroc.  Evoquant deux directeurs d'écoles interviewés (et opposants politiques reconnus), elle écrit (enfin, quand je dis "elle",  je parle de la personne qui fait cela pour "elle") "Ce n'est pas de tels propos qui vont nous rassurer sur l'éducation dispensée à nos enfants par certains enseignants...".
Ah bon ? Houla, les propos en question devaient être violents, alors !
Ah, ben non, ce n'était qu'une évocation de ce qui se dit depuis des mois dans le quartier, à savoir que si rien ne change (alors qu'ils en appellent à la mairie depuis des mois, voire des années), des riverains peuvent vouloir passer à une action plus forte pour se faire enfin écouter.
Mais visiblement, un directeur d'école n'est pas censé mettre en garde contre les risques de violence…
Par contre, un blogueur semble avoir le droit de tenter de discréditer les enseignants, d'instiller le doute sur leur capacité professionnelle dans l'esprit des parents.
Je ne suis pas enseignant (pas militant non plus, d'ailleurs, ça aussi, vous le savez). Je ne suis qu'un simple représentant de parent d'élèves qui constate tous les ans la baisse du respect envers les enseignants. Les parents n'hésitent plus à critiquer les décisions, à refuser les sanctions… Et ce manque de respect revient ensuite par les enfants, qui répondent aux enseignants, qui n'écoutent pas leurs consignes…
Alors oui, je trouve dangereux de critiquer ainsi les compétences professionnelles, qu'on ne peut juger, uniquement en raison d'un engagement militant. On se permet même de les critiquer pour des actions qui n'ont rien à voir avec leurs activités professionnelles…
Pour un peu, on pourrait même y voir un parallèle avec la façon dont le nouveau président du Conseil Général des Hauts de Seine traite ses opposantes (si tant est que Mme Comparini se soit jamais opposée aux propositions de l'UMP)… Ou prendre le cas de Puteaux où la mairie a laissé courir des insinuations infamantes quant aux moeurs d'un opposant…
Toujours discréditer non pas les idées, mais la personne…
Moi, ça me choque.

PS : Désolé, mais je ne pouvais résister à l'occasion unique de mettre une photo d'Ivan Lendl sur ce blog. Pour mémoire, ce type avait la réputation de chercher systématiquement à allumer ses adversaires plutôt que de vouloir les passer lorsqu'ils montaient au filet.

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Publié dans Coup de gueule

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B
Olivier,Effectivement..., mais votre raisonnement se retourne tout aussi bien sur les acteurs économiques de la ville (et je ne parle pas des promoteurs) qui ont aussi une influence. Pour ma part je pense (ou plutôt souhaite) que l'on puisse avoir plusieurs activités dans sa vie et savoir faire la part des choses... quand je suis au boulot, je ne suis pas forcément père de famille, ou militant, ou que sais-je!Reste que les mots ont une importance et qu'il faut savoir aussi écouter et comprendre ce qui est dit, ce que vous semblez savoir faire, à mon grand plaisir, mais qui n'est pas le cas de tous vos amis de la mairie.
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O
Je suis bien d'accord avec vous : pas d'interprétation outrancière des propos tenus par les uns ou par les autres. Et, j'en suis convaincu, le propos attribué à l'ancienne directrice d'école n'était évidemment pas un appel à la violence. C'est tout-à-fait clair pour moi.Toutefois, je voudrais souligner un autre point : le danger du mélange des genres. En effet, le service public de l'éducation offre aux directeurs d'école une place éminente d'influence auprès des élèves... et de leurs parents. Lorsque les titulaires de ces postes exercent un engagement politique, quel qu'il soit et nonobstant leurs qualités professionnelles, sur le même ressort territorial que le périmètre de leur école, il y a un risque de dérive. S'il se trouve que lesdits directeurs d'école se présentent à des élections au même endroit, il y a un risque de confusion dans l'esprit du public. Je me rappelle, il y a quelques années, en 2004, lorsque Philippe SARRE s'était présenté à l'élection cantonale dans le Canton de Colombes Nord-Ouest (pour être finalement élu), il s'était prévalu dans son journal de campagne du soutien de la quasi-totalité des directeurs et directrices d'école de la ville qui lui avaient nommément apporté leur soutien. Bravo au candidat mais n''était pas un un cas flagrant d'utilisation de l'aura procurée par une fonction de service public à des fins très directement politiques. Comment croire dans ces conditions que le mélange des genres s'arrête là ? Comment ne pas penser que l'engagement politique ne pourrait perler dans les missions pédagogiques ? Comment être sûr que la limite n'est jamais dépassée ?N.B. : Attention, je ne dis pas que les directeurs et directrices d'école doivent être interdits d'engagement politique. J'attire juste l'attention sur le danger du mélange des genres.
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A
Prendre mal du ngouéta ? Tu y mets de la mauvaise volonté, quand même !Ok je sors.
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B
Merci pour vos mots: c'est tout à fait ce que j'ai ressenti en voyant le dernier post de Nicole!
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