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Coup de gueule

La Parisien d'hier a publié un article sur "Le Petit Colombes perturbé par les SDF. Je l'ai lu et ça m'a donné envie de vomir.
En effet, l'angle n'était pas de creuser le problème des SDF qui sortent du CHAPSA de Nanterre pour traîner toute la journée sur la Place Aragon et dans le quartier en attendant d'être accueillis de nouveau le soir.
Non, il s'agissait de parler politique. Avec un premier avis de "l'opposition municipale", suivi quelques lignes plus loin du nom d'un des membres, qui en profitait pour accuser le maire.
Et là, je dois vous avouer que je n'étais pas content. Mais pas content du tout.
Comment peut-on, à des fins électorales, utiliser la misère humaine ? C'est juste abject. Je ne sais pas si cette personne peut se regarder dans une glace après de telles méthodes, mais je n'éprouve à son égard qu'un très profond mépris.
Soyons lucide, la question des SDF qui picolent et posent (de petits) problèmes dans le quartier est récurrente depuis des années. Il suffit d'aller fouiller dans les archives de ce blog pour s'en rendre compte.
Il ne me viendrait pas à l'esprit de mettre en cause un maire, fut-il ancien ou actuel, de la situation.
Et si, ponctuellement, il y a des coups de chaud, des moments où ça devient franchement galère, il ne faut pas pour autant oublier que c'est un problème de fond, qui dure depuis longtemps et auquel nous sommes tous habitués. Oui, on sait qu'en laissant nos enfants aller seuls à la bibliothèque de la place Aragon, il est possible qu'ils se fassent emmerder par les squatteurs bourrés du passage entre la bibliothèque et le bar.
La question des SDF au Petit Colombes, liée à celle de l'hôpital de Nanterre est une question sociale qui mérite bien plus qu'une attaque d'un politicien en perdition qui cherche à exister par tous les moyens, même les plus abjects.
J'en profite d'ailleurs pour regretter que le journaliste du Parisien soit tombé dans le piège. On sait comment ça marche, on sait qu'il n'a fait que répondre à une sollicitation. Dommage…
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Hier soir, j'ai assisté à la soirée de remise du livre blanc de l'agenda 21, à l'Avant Seine. Et je peux vous assurer que le maire a eu raison. Si si, je vous jure.
A quel moment ?
A la fin. Quand il a remercié le public, qui avait été calme et patient. Et il en fallait du calme et de la patience !
Déjà, il a fallu subir la prestation d'un VRP qui a tenté de nous placer son produit pendant une heure. Mais nous, on ne voulait pas l'acheter, son Conseil Régional ! Ce n'était pas pour découvrir à quel point Jean-Paul Huchon était fort, beau, sexy, bosseur, extraordinaire et tout le reste, qu'on était venu. On aurait aimé que quelqu'un lui signale, avant son arrivée en retard (et son départ en avance) qu'on était là pour parler de Colombes et non de l'agenda 21 de la région, du RER B, de la ligne 13 du métro, de Mitry Mory, de Charenton… En l'entendant pérorer à des kilomètres de Colombes (et du sujet du soir), on devinait qu'il était venu en bagnole avec chauffeur. Ce monsieur est tellement débordé qu'il n'a sans doute pas eu le temps de bosser les dossiers pour lesquels il était invité.
Le grand moment a été sa réponse à la bonne question de Rama Yade concernant la gare des Vallées, où il s'était déplacé pendant la campagne de mars 2008. Il a trouvé le moyen de répondre qu'aux "3 vallées", les travaux seraient faits avant 2015.
Ce qui est pathétique, c'est qu'il n'a pas eu l'air de comprendre que les éclats de rire de la salle lui étaient destinés.

Sa prestation n'a pas été le seul motif d'énervement. Le maire a lui aussi sa part de responsabilité. Ainsi, dans son discours introductif (au pupitre, comme gagné par la gouétite), quand il a évoqué les actions pilotes, il a caché sous le tapis 2 d'entre elles, qui n'avaient même plus droit de cité. Oubliez le bio dans la restauration scolaire. Ainsi, nous avons dû rêver quand nous avons cru lire "certains aliments bio devraient donc être proposés aux enfants avant la fin de l'année". Pour que l'idée ne soit même plus citée, on peut imaginer qu'elle est bien enterrée. Dans le compost, sans doute…
De même, la question de l'optimisation du parc de véhicules n'a pas été mentionnée. C'est pas comme s'il y avait une urgence climatique, hein…

Seul moment rigolo, quand une élue communiste, chargée du coup de pouce, a réussi à parler de défense de la biodiversité. Faut dire qu'après les résultats des élections de dimanche, il fallait montrer qu'on s'intéressait à l'écologie. Son nom n'apparaissant pas dans les remerciements à ceux qui ont participé aux cours des 6 derniers mois, elle a dû avoir une révélation écolote en voyant Cohn Bendit à la télé dimanche soir…

Au milieu de tout cela, il y avait le président de Greenpeace qui, plusieurs fois, a vu son poste résumé à son parcours dans des ministères ou dans des grosses boîtes. Pourtant, c'est lui qui touchait du doigt le point le plus important quand il rappelait que le boulot des ong consistait à faire pression et à mettre en avant les problèmes.
Aujourd'hui, quelques jours après avoir été le site officiel, je me sens ONG. Si on se prépare à avoir un Agenda 21 au rabais en avalant toutes sortes de couleuvres, j'ai bien l'intention de continuer à servir de poil à gratter en rappelant les promesses négligées. Au moins, moi, on ne va pas chercher à me discréditer en disant que je suis porte parole pour une élection dans plusieurs mois (©Huchon hier soir. Je ne l'avais jamais vu, mais il était au top, le polochon !).

PS : Comme d'habitude, je ne relis pas. Tant pis pour les fautes de frappe, ça fera encore plus "coup de gueule". Et comme j'ai été interrompu plusieurs fois, je ne promets pas une continuité parfaite.

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On en parlait l'autre jour, il fallait bien que je saute le pas…
Cela faisait un moment que j'entassais du bazar, aussi bien de vieilles cochonneries, du vieux matériel életronique hors d'usage que… oui, vous avez suivi, vous êtes donc au courant pour la chaise qui a atterri chez moi il y a peu.
J'ai donc regardé sur le site de la ville pour connaître les modalités. D'autant que chez nous, au Petit Colombes, la déchèterie mobile est tellement mobile qu'elle a démarré en septembre sur la Place Aragon pour émigrer du côté de Buffon en raison des travaux du tramway.
Une fois sur place, il était à peine 17h30, nous voyons les employés nous jeter un regard en coin pendant qu'ils remballent les affaires récupérées pendant la journée. Sur le site, il était écrit 18h,  mais bon… En attendant les instructions des professionnels trop occupés à remballer pour venir nous donner les consignes, nous avons commencé par tout poser près des différents bacs.
Je vous épargne l'énervement, le comportement de petit coq de l'employé qui voulait nous faire comprendre que c'était lui le chef qui décidait de ce qu'il prenait ou non (je n'évoque pas non plus mes réponses, je réagis très mal à la connerie humaine, je ne sais pas la mépriser). Ce qu'il faut retenir, c'est qu'avant même de pouvoir déposer des déchets afin qu'ils soient triés et recyclés, il faut une pièce d'identité ainsi qu'une preuve de domiciliation (pour nous, le problème était que le nom n'était pas le même sur les 2 papiers). Devant une telle règle, on ne peut que se demander si le but est de limiter la quantité de déchets triés. Des horaires limités aux heures où les Colombiens sont au boulot, des employés peu accueillants, des règles strictes, on ne peut pas dire que l'on cherche sérieusement à inciter les gens à faire des efforts (hou, je vais me faire engueuler, moi !).
A l'arrivée, j'ai eu toutes les peines du monde à faire accepter ma vieille imprimante et magnétoscope et je me suis fait recaler mon pot de peinture (pour ça, il faut aller à la mairie, m'a expliqué le gars sans rire. Et moi qui croyais que le but de cette déchèterie était de faire de la proximité…).
Quand nous sommes partis, il devait être 17h45. La collecte de la journée des 2 gars était modeste. Nous avons eu l'impression d'y avoir contribué presque pour moitié (alors que cela faisait un mois que la déchèterie n'était pas venue dans le quartier). Et le pire, c'est qu'on en est arrivé à se dire que c'est déjà un miracle et la preuve d'une sacrée bonne volonté de la part des habitants comme nous, qui ont pris du temps, qui se sont donnés du mal, qui ont utilisé un petit bout de RTT (vous vous en doutez, ce n'est pas moi qui ai des RTT) pour faire un tout petit geste pour la planète en permettant le recyclage de quelques bricoles.
Peut-être qu'un jour, à l'heure où la ville met en place son agenda 21, où le développement durable s'affiche dans toute la ville, on voudra faire un réel effort pour le recyclage et pas seulement placer cette pitrerie de déchèterie mobile uniquement comme un gadget qui ne peut servir qu'à un petit nombre de Colombiens. Pour rester sur les déchets électroniques, veut-on réellement tout mettre en oeuvre pour leur recyclage ? J'ai un gros doute…

Tiens, pendant que je m'énerve sur le sujet (et quitte à me faire engueuler par une adjointe au maire en charge de ces dossiers et lectrice de ce blog), je rajoute quelques mots sur le courrier des lecteurs du dernier Mosaïque. A des collégiens qui évoquaient l'absence de tri dans un certain nombre de bâtiments, la réponse pouvait se résumer en un "c'est pas possible" qui paraissait fataliste. Dans la même catégorie, on va aussi finir par dire aux collégiens qu'il n'est "pas possible" d'empêcher le réchauffement climatique, la pollution et toutes ces saloperies qui nous pourrissent l'atmosphère. Finalement, c'est peut-être pour ça que je suis incapable d'être "politique", je ne supporte pas le "c'est comme ça, tant pis".
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Quand je vous disais qu'il allait neiger aujourd'hui, je ne pensais pas si bien dire ! Je n'y croyais d'ailleurs encore pas dans la matinée quand on me l'a confirmé…
On m'a finalement appelé autour de 14h pour m'annoncer que la manif prévue à 14h30 était annulée, faute de terrain praticable…
Reste à savoir à quand le rassemblement sera reporté. Car la motivation des enseignants comme des parents ne semble pas baisser.
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Pendant que je faisais un passage éclair au Leclerc (oui, c'est clair, je n'ai pas acheté d'éclair au chocolat, pendant qu'il y avait des éclairs dans le ciel), j'ai eu une pensée pour l'agenda 21 que la ville met en place en ce moment.
On nous répète qu'il faut maîtriser l'énergie, dépenser moins, éteindre ses lumières… et pendant ce temps, le Leclerc a ajouté 24 écrans plats au-dessus des caisses. Tout ça pour qu'on puisse y lire "affichez-vous avec nous" !
J'imagine la facture électrique de ce magasin ! De quoi compenser en négatif tout nos efforts !
J'ai vu que dans le Conseil du Développement Durable, il y avait des entreprises de Colombes, manquerait plus qu'il y ait le Leclerc (il y a bien eu une interview du patron du Monop') !
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Oui, je sais, c'est pas original, on doit être nombreux dans ce cas…
Je voulais vous parler de ma serrure. Eh oui, ça va sûrement limiter les envolées politiciennes dans les commentaires, où chacun a envie de placer sa certitude ou celle de son parti…
Donc, on avait des problèmes de serrure. De plus en plus de mal à faire tourner la clé et autres désagréments de ce style. Ma femme a pris le taureau par les cornes (quelle idée ! c'est quoi, cette expression stupide ? qui aurait envie de faire une telle connerie ? et surtout pour quoi faire ? Quand bien même on choperait un taureau par les cornes, on en ferait quoi ?) et elle a appelé un serrurier. Un coup sur le site des pages blanches nous a montré beaucoup de noms différents, mais toujours aux même adresses. Tant pis, on en prend un au pif, sur Colombes, à environ 500 m de chez nous.
Le gars propose de passer tout de suite. Ma femme lui explique qu'il n'y a pas d'urgence, qu'on ne veut pas payer le tarif dépannage pour des bricoles qui traînent depuis des mois. Non, non, pas de problème, vous ne paierez pas plus.
Le serrurier est reparti, on a payé. Si on n'a pas payé de surcoût pour le dépannage, on est sûr d'avoir payé le kérozène pour le jet privé qu'il a utilisé pour faire les 500m ! Il nous a fait payer 65 € le déplacement ! Si si, je vous assure. Pour ce tarif, on va en TGV partout en France et, si on n'est pas écolo, on peut même se prendre un avion low cost pour n'importe quelle destination européenne. Le serrurier, lui, pour ce prix, il fait 500 mètres.
Ma femme est beaucoup plus détendue que moi sur ce coup. Selon elle, ils font tous pareil. Et d'ailleurs, le gars ne venait sûrement pas de Colombes, il n'avait pas l'air de connaître le quartier. Oui, je veux bien, elle a sûrement raison… mais ça n'empêche ! Comment peut-on faire payer un déplacement, sans même qu'il y ait urgence, 65€ ? Le gars est venu une demi-heure après le coup de fil, il est resté un quart d'heure chez nous, on a, en tout, raqué 130€. C'est tout simplement scandaleux. Ces gens profitent tout simplement qu'on ne va pas demander un devis sur une petite intervention d'un quart d'heure, qu'on ne va pas demander, avant qu'il n'attaque, le prix de son déplacement. Une fois qu'il a attaqué, on est foutu.
Bon, maintenant, faut dépasser le sentiment désagréable de s'être fait voler. Faut penser à être utile. Donc en donnant un conseil : demandez le tarif de déplacement, vérifiez où sont réellement ces artisans qui se disent près de chez vous.
Je regarde la facture laissée par le type, je constate que l'en-tête ne correspond pas au nom et au numéro de téléphone sur les pages jaunes. Allez, je vous laisse, faut que je cherche les coordonnées de la chambre de commerce, que je prépare ma lettre pour gueuler et dénoncer ces conneries. Appelez-moi Don Quichotte !
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Allez, je vais me lancer dans une grande (et certainement trop longue) tirade… Attention, je vous préviens d'emblée, elle risque de contenir de bonnes doses de morale, de pessimisme.
Le déclencheur, c'est la réunion qui a eu lieu hier soir à l'école Henri Martin. Les enseignants voulaient y expliquer leur situation et donc celle de nos enfants, les raisons qui les ont poussé à faire grève, celles qui motivent toutes ces banderoles qu'on voit fleurir devant les écoles ces derniers jours. Je ne pouvais malheureusement pas rester, je me suis contenté de passer, histoire de montrer que je n'étais pas indifférent à la situation. J'ai discuté avec une enseignante (la maîtresse d'une de mes filles) qui m'a dit qu'elle savait qu'il y aurait très peu de monde. Une dizaine de parents tout au plus. Elle m'a également raconté que le mot distribué dans les cahiers pour expliquer la grève lui était revenu, même pas dégrafé. Bon nombre de parents n'avaient pas pris la peine de le lire.
Je peux relier cette indifférence à beaucoup d'autres cas de l'actualité récente. Des réunions où personne ne vient, des élections de parents d'élèves où personne ne vote, des kermesses où personne ne veut donner un coup de main. Mais quand il s'agit de râler, de critiquer, là, il y a du monde !
Car c'est le sentiment général : on ne fait rien mais on demande tout aux autres. Quelle que soit leur situation.
C'est valable pour tout. Aussi bien dans le domaine de l'éducation que dans d'autres domaines.
Tenez, prenez l'écologie. J'ai assisté lundi soir aux "assises pour une ville écologique". A plusieurs reprises, je me suis fait la réflexion qu'on a tendance à attendre que le changement vienne des autres. Une personne du public a même demandé aux orateurs si l'échelon local était le bon pour agir. La question n'est pas absurde, tant elle induit la réponse. Non, ce n'est pas au niveau local, pas plus qu'au régional ou national. C'est à nous. C'est trop facile d'attendre de grands projets alors que l'on peut tant en faire tous les jours. J'ai de plus en plus de mal à supporter ces gens qui utilisent le prétexte des autres pour ne rien faire. "Si c'était autrement, je bougerais". Mais quand on parle de gestion des déchets par la ville, par exemple, ils viennent de qui, ces déchets ? Nous, bien sûr. C'est à nous de réduire nos déchets, à nous de les trier. Pendant que la ville fait un bilan carbone de la consommation énergétique de ses bâtiments, on fait quoi, nous ? Fait-on les gestes nécessaires pour économiser l'énergie ? Que la ville réfléchisse à la place de la voiture, c'est une chose, mais ce ne sont pas les voitures municipales qui sont une grosse source de pollution. C'est à nous d'arrêter de prendre nos bagnoles pour un oui ou pour un non. Tiens, ça me fait penser… Quelqu'un a évoqué le pédibus (vous savez, des parents qui s'organisent pour faire un roulement pour accompagner, à pieds, les enfants à l'école). Il doit y en avoir 2 sur Colombes (je crois qu'un nouveau est en projet sur Henri Martin). C'est ridicule ! Pourquoi ? Parce que c'est un principe qui ne peut fonctionner que grâce à la particpation des habitants. Et quand il faut donner son accord pour emmener d'autres gamins que les siens, faire un petit effort pour la collectivité, là, il n'y a plus personne.
J'en reviens aux critiques. A ceux qui attendent dans leur coin, prêts à massacrer toute initiative qui empièterait sur leur confort. La semaine dernière, j'ai entendu dire qu'il y avait une journée de l'initiative. Je n'en sais pas plus, mais rien que le titre me fait rêver. Des gens qui ne se contenteraient pas d'attendre que la collectivité bouge pour eux. J'y pense… cette remarque vaut d'ailleurs pour la ville. C'est facile de critiquer l'action municipale, de dire qu'il ne se passe rien, qu'on n'est pas content de telle ou telle chose… Mais si on bougeait ? Qu'est-ce qui nous empêche d'avoir des initiatives pour améliorer nos relations, pour améliorer notre vie ? Qu' on ne me parle pas des difficultés de la vie, ça me donne envie de mordre. Soyons honnête, il s'agit plutôt d'avoir son petit confort, celui qui fait qu'on préfère se poser devant la télé plutôt que ressortir de chez soi pour aller à une réunion (comme si ceux qui allaient à ces réunions, eux, avaient une vie plus facile et avait moins besoin de se reposer !). J'admire ceux qui le font, qui gèrent vie professionnelle, vie privée, vie familiale et vie sociale.
En écrivant ces lignes, je pense à cette femme à laquelle le journal Mosaïque a choisi de consacrer un portrait. Engagée bénévolement au Secours Catholique et dans d'autres associations caritatives, elle expliquait qu'avec sa famille, elle renonçait régulièrement à des vacances l'été pour procéder à la distribution de repas aux plus démunis. Ils font ça en famille, il n'y a pas d'idée de sacrifice. Ca fait réfléchir…
Elle n'est pas la seule, bien sûr. Je pense également à quelques lecteurs (lectrices, plus particulièrement) de ce blog qui ont toute mon admiration pour leur engagement auprès des autres.
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Forcément, quand on met le portrait du Che sur l'affiche des Rumeurs Urbaines, quand on parle de Cuba, ça doit donner des idées.
Parce que franchement, c'est la seule explication pour la scène à laquelle nous avons assisté hier. Après la pause pour le dîner, nous avons eu la surprise de voir, assis au deuxième rang, en plein milieu, donc à la meilleure place qui soit… Monsieur l'adjoint au maire chargé de la culture. Il n'était pas présent pour la première partie et s'était pointé pendant que tout le monde mangeait pour se placer bien en vue, dans ce qu'il devait estimer être SA place.
Bien sûr, je trouve ce type de comportement ringard (dire que je critiquais cet aspect chez un blogueur d'opposition hier…) et d'un mépris total vis-à-vis des simples habitants qui pourraient s'asseoir là (en particulier ceux qui eux, étaient arrivés à l'heure et s'étaient assis là pendant le premier conte !).
Alors bien sûr, je ne peux m'empêcher de comparer cette attitude à celle de l'élue en charge des associations, présente dès le début et qui s'est assise dans le public, ou l'adjoint en charge de l'urbanisme, habitué de cette Nuit du Conte, qui a mangé assis sur l'escalier, son assiette sur les genoux, à quelques mètres de nous.
Visiblement, l'air de Cuba n'est pas monté à la tête de tout le monde ! Ouf !

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