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Tada ! Alors ça y est, le bio a enfin fait son entrée dans la restauration scolaire (en dehors des semaines du goût ou du développement durable). Depuis la rentrée, le pain est bio.
Je ne sais pas pourquoi, mais c'est encore à moi de râler. Après tout, autant être fidèle à ma réputation.
Parce qu'il faut bien le dire, le coup du pain bio, c'est plutôt amusant. 3 ans pour en arriver là, c'est quand même révélateur d'un immobilisme, voir d'une frilosité… N'allez pas chercher une quelconque récupération politicienne, je sais que l'élue concernée en espérait bien plus et bien plus tôt.
Moyennant quoi, après 3 ans, on en arrive à un truc qui paraît anecdotique tant le bio est entré dans la restauration collective. Ici, il est écrit que 78% des villes utilisent des produits bios (même en petite quantitié), un certain nombre de villes françaises ont franchi le cap ces dernières années.
Bien sûr, ça coûte encore plus cher, bien sûr, en région parisienne, les circuits courts sont très compliqués… Sans compter qu'on part de loin (on en est encore à filer aux enfants des fruits hors saison, avec la justification que ça coûte moins cher et que niveau transport, ce n'est pas si mal).
Pour rappel, le projet (irréaliste) du fameux Grenelle of ze environnement était de 20% de bio dans les cantines en 2012. Va falloir que nos enfants se gavent de pain si on veut y arriver !
Mais comme je ne suis pas qu'un râleur et qu'il n'y a pas que l'aspect bio sur lequel on peut travailler autour de la restauration collective, je vous renvoie vers des propositions émanant de collégiens d'Issy les Moulineaux (tiens tiens, Issy, collège… ne dépendrait-on pas du même département qui gère (ou qui fait sous-traiter à des entreprises privées) la restauration dans les collèges de Colombes ?).
Les idées sont intéressantes et variées (qualité de l'alimentation, mais aussi réflexion autour du transport de la nourriture, de l'entretien des cuisines…). Elles ont un coût, bien sûr, mais comme toujours, faut savoir ce qu'on veut.
PS : L'article de Mosaïque (eh oui, je feuillette encore ce journal, même après avoir arrêté d'en rédiger les portraits) n'en parlait pas, je ne sais donc pas ce qu'il en est de la cantine pour les grands, à savoir les employés de la ville. Je suppose qu'eux aussi ont droit au pain bio.
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