Partager l'article ! Activités au compte-goutte: Dans mon quartier, si les enfants veulent pratiquer des activités extra-scolaires sans aller au centre-ville, il y ...
Dans mon quartier, si les enfants veulent pratiquer des activités extra-scolaires sans aller au centre-ville, il y a 2 possibilités : Le Centre Social et Culturel du Petit Colombes, strcture associative, et l'Espace des 4 chemins, maison de quartier gérée par la ville.
Faut le dire vite puisqu'à terme, la ville va refiler le bébé à un Centre Social agrandi, ce qui signifiera augmentation de la subvention, mais fin de la gestion, des emploi liés et tout.
Mais ce n'est pas le sujet, ce qui m'intéresse, c'est le quotidien.
Comme vous l'avez peut-etre remarqué, cette semaine, c'est la rentrée. Rentrée non seulement pour les écoles, mais aussi pour les activités. Les naifs pourraient attendre tranquillement le forum des associations, samedi prochain, pour chercher leur bonheur. D'autres pourraient attendre d'être prévenus de l'ouverture des inscriptions sur le site de la ville.
Je ne vais pas vous la jouer suspens, vous l'avez compris, c'est déjà trop tard.
Ce matin, ma femme est allée à l'Espace des 4 chemins, quelques minutes avant l'ouverture, histoire de régler rapidement l'inscription et pouvoir aller travailler tranquillement. D'autres avaient eu la même idée, elle n'a eu que le ticket n°21. Quand je suis venu pour la remplacer une heure plus tard (on appelait le n°10), on a su que les cours de piano et de guitare étaient déjà pratiquement complets. Avant même d'en arriver à ceux qui étaient là avant l'heure d'ouverture. Pas mal, non ?
Ce n'est pourtant pas étonnant, la meme situation se reproduit année après année (enfin, l'année prochaine, avec la disparition
de l'Espace, ils n'auront plus le problème). La faute à des curiosités d'organisation, bien sur (ceux qui viennent peuvent représenter plusieurs familles), mais aussi et surtout à la faiblesse
des activités proposées. Comme m'a dit quelqu'un ce matin, un étudiant qui voudrait donner des cours de guitare ou de piano sur le quartier se ferait des c… enfin, plein d'argent ! Il y a une
vingtaine de places en tout pour un quartier de quelques milliers d'habitants.
L'accès à la culture musicale est toujours centré sur le centre ville. Le conservatoire a fermé ses passerelles dans les quartiers, on ne propose des choses qu'au compte goutte dans des quartiers périphériques. Pour caricaturer, on considère qu'il y a dans ces quartiers les pauvres qui vont se contenter du social (on glorifie Demos, projet remarquable, mais qui ne concerne qu'une douzaine d'enfants (dont mes 2 filles) sur le quartier, en partant du principe que les pauvres n'ont pas accès au solfège ni aux instruments classiques… Sans chercher à y remédier) et les autres qui peuvent venir en centre ville. Ce qui fait que le fameux vivre ensemble, qu'on fait semblant de louer, n'existe pas.
Tiens, pendant que j'y pense… Regardez la photo de la page 25 du nouveau Mosaïque… Vous ne remarquez rien ? Sous le titre "la culture en partage"… Tous ces enfants… Oh oui, ils représentent bien Colombes, cette "ville mosaïque" ! Il y a 60% de blonds, des châtains, quelques bruns… Je trouve cette photo à la fois emblématique (depuis le temps qu'on le sait, qu'il n'y a que les privilégiés dans ces structures) et terrible (publier une telle photo dans le journal qui s'appelle Mosaïque, quand on parle de culture pour tous, c'est un énorme constat d'échec).
Commentaires