A l'emporte pièce

Publié le par Fabrice Guillet

Hier, j'ai trouvé dans ma boîte aux lettres le journal de campagne d'un candidat à l'élection cantonale de mars prochain la lettre régulière de notre conseiller général. Et il fallait bien cela pour me sortir de ma préretraite colombloguienne.

Ce qui m'a fait réagir, c'est le court article sur le collège Paparemborde. Non, ce n'est pas la faute d'orthographe dès la première ligne, ça, c'est toujours amusant quand on aborde des sujets liés à l'éducation (je dis ça en sachant pertinemment que j'en fais aussi, d'autant que je ne me relis pas).

Ce qui m'a énervé, c'est le message transmis dès le titre "rentrée difficile". En gros, la douzaine de lignes avait pour but de lister les soucis connus à la rentrée, tout simplement parce qu'ouvrir un collège tout neuf et accueillir plusieurs centaines de gamins, des profs et du personnel d'encadrement tous nouvellement mutés, ce n'est pas facile.

Mais alors, quel est l'intérêt ? Et surtout quelle pourrait être la conséquence d'un tel article ? Je ne doute pas que notre bon conseiller général est au courant de tout le combat qu'ont mené (et que poursuivent) les associations de parents d'élèves pour lutter contre l'évitement qui sévit dans le quartier. Combien de gamins se retrouvent à l'autre bout de Colombes, voire dans les villes voisines, tout simplement parce que leurs parents ont eu vent de rumeurs concernant les collèges du quartier ? Pour avoir discuté avec l'une des responsables de ces associations récemment, je sais que le déficit est toujours présent, malgré le renouveau impressionnant de Marguenri Dunas.

Il se trouve également que je suis un petit privilégié et que j'ai mes sources internes à Paparemborde, à savoir une amie qui y est prof. Au début de la semaine, elle était ravie du boulot mené, de la cohésion de l'équipe enseignante, de l'efficacité du CPE, du calme et de la gestion du principal…

Mais évidemment, quand on est candidat à une élection, on ne présente pas les choses sous cet angle et on préfère du sensationnalisme, évoquer les choses sous un jour négatif pour pouvoir montrer qu'on est prêt à agir. Peut-être que quand ils auront fait fuir tous les bons éléments, ils auront de quoi écrire de nouveaux articles…

Publié dans Education

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Bernard Lucas 10/12/2010 08:54



J’ai un doute ! Il y aurait une fôte dans la première ligne de l’article sur le collège Paparemborde. Possible, bien sûr, je reste bien
modeste dès qu'il s'agit d'orthographe!  Si c’est de chalenge qu’il s’agit, il me semble que  deux écritures sont admises, suivant que l’on considère qu’il vienne de l’ancien mot
français chalonge, ou de l’anglais challenge, issu lui-même du chalonge précité ! Bien vu, cher lecteur attentif, laissons la place aux experts pour la suite du débat. Le concours est
ouvert, il n’y a rien à gagner, sauf du plaisir étymologique.


Paparemborde vint d’ouvrir dans des conditions difficiles. C’est une réalité qu’il ne servirait à rien de cacher. Cela ne remet pas en cause
le professionnalisme du Principal, la mobilisation intacte de l’équipe éducative, et la volonté des représentants des parents d’élèves de faire progresser le fonctionnement de cet établissement
pour en faire un outil performant au service des jeunes Colombiens.


Bien au contraire, j’ai trouvé des acteurs volontaires, combatifs, et soucieux de l’avenir de nos enfants. Tous les ingrédients sont là pour
faire du collège Paparemborde un outil pour l’avenir. Il ne manque que le coup de pouce nécessaire de l’Etat et du Conseil Général pour que les moyens suffisants soient là. Il est de mon rôle
 de favoriser cette demande de tous les acteurs. Je poserais d’ailleurs une question à ce sujet lors de la séance publique du Conseil général du 17
décembre.


Mais c’est vrai que c’est un chalenge !



Fabrice Guillet 10/12/2010 09:31



Aïe ! On ne touche pas à mon bec !


Bon, d'accord, chalenge n'est pas dans mon dictionnaire, mais j'aurais au moins appris quelque chose !


Quant à la réponse, elle a l'air faite pour me faire regretter mon absence sur ce blog, puisque j'arrive encore à titiller suffisamment pour obtenir quelque chose. Pourquoi ne pas avoir parlé,
dans l'article du 4 pages, des points positifs pour l'avenir ? Je veux bien que le rôle du conseiller général soit plus politique et tourné vers les dotations du CG, mais il  ne faut pas
oublier le risque de faire passer le collège pour une zone sinistrée.


Et pour conclure (et pour faire plaisir à quelques copains nostalgiques), j'ajouterai simplement : Merci Bernard (pour la réponse).