D'ailleurs, c'est pas de moi, que j'ai envie de parler (ça ne va pas en étonner beaucoup,
d'ailleurs).
J'ai envie d'évoquer une expérience dont j'aimerais beaucoup qu'elle se poursuive à la rentrée. Pendant toute
l'année, j'ai animé un atelier d'écriture à l'école Charles Péguy, auprès d'enfants volontaires de CM1 et CM2. Un soir par semaine, ils venaient écrire.
Si je vous en parle, vous vous en doutez, c'est que ça s'est très bien passé. Je leur ai remis mardi le fruit de
leur travail, à savoir un recueil regroupant l'ensemble des textes dont ils sont les auteurs.
Il y avait de tout dans les deux groupes qui se sont succédés. Des bons élèves capables d'écrire pour le plaisir,
d'inventer une histoire pendant les vacances, d'autres qui avaient une imagination débordante, mais qui avaient besoin d'un cadre, d'autre encore qui savaient créer, mais peinaient dès lors qu'il
fallait rédiger… De tout, je vous dis.
Mardi, la maman d'une des participantes m'a remercié et m'a dit que sa fille avait beaucoup aimé le temps passé
dans l'atelier d'écriture. J'ai été honnête avec cette dame en lui disant que moi aussi, j'avais pris beaucoup de plaisir.
Comment pourrait-il en être autrement, quand on a des gamins qui sont partants pour écrire avec vous, qui vous
écoutent (à peu près, faut pas exagérer quand même, ça reste des gamins de 11 ans), qui acceptent les consignes, qui peuvent même travailler en plus, juste pour le plaisir d'écrire (à ma
connaissance, sur les 15 "apprentis écrivains", 4 écrivent des histoires en dehors des ateliers).
L'atelier s'est fini mardi et je ne sais pas s'il sera reconduit l'année prochaine pour des raisons budgétaires
(non, ne me lancez pas sur le fonctionnement et les crédits autour de l'école, je pourrais vous en faire des pages, rien qu'avec les soucis qu'on a eus cette année). Tout le monde est partant,
mais… aurons-nous l'argent pour cela, rien n'est moins sûr.
Voyant comme cela marchait, j'ai enfin pris la décision d'inscrire mon association parmi les centaines
d'associations colombiennes. Pour une fois, je vais essayer de ne pas faire l'autruche et me disparaître dès qu'on parle de moi. Déjà, c'est une étape, j'en parle ici. Ce qui n'empêche que le
premier que je croise et qui me parle de moi, je lui lâche mes treize chiens (ça, c'est pour voir ceux qui ont la même culture musicale que moi).
Maintenant, faut que je vous laisse, je retourne dans mon trou.
PS : Quand je dis que vous n'avez pas le droit de me parler de moi… Ca dépend, hein… Si vous voulez que j'anime un atelier d'écriture, ce serait avec plaisir. Contactez pour cela mon agent… Ah
zut, j'oubliais, j'en ai pas !
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