J'ai testé la dechèterie mobile

Publié le par Fabrice Guillet

On en parlait l'autre jour, il fallait bien que je saute le pas…
Cela faisait un moment que j'entassais du bazar, aussi bien de vieilles cochonneries, du vieux matériel életronique hors d'usage que… oui, vous avez suivi, vous êtes donc au courant pour la chaise qui a atterri chez moi il y a peu.
J'ai donc regardé sur le site de la ville pour connaître les modalités. D'autant que chez nous, au Petit Colombes, la déchèterie mobile est tellement mobile qu'elle a démarré en septembre sur la Place Aragon pour émigrer du côté de Buffon en raison des travaux du tramway.
Une fois sur place, il était à peine 17h30, nous voyons les employés nous jeter un regard en coin pendant qu'ils remballent les affaires récupérées pendant la journée. Sur le site, il était écrit 18h,  mais bon… En attendant les instructions des professionnels trop occupés à remballer pour venir nous donner les consignes, nous avons commencé par tout poser près des différents bacs.
Je vous épargne l'énervement, le comportement de petit coq de l'employé qui voulait nous faire comprendre que c'était lui le chef qui décidait de ce qu'il prenait ou non (je n'évoque pas non plus mes réponses, je réagis très mal à la connerie humaine, je ne sais pas la mépriser). Ce qu'il faut retenir, c'est qu'avant même de pouvoir déposer des déchets afin qu'ils soient triés et recyclés, il faut une pièce d'identité ainsi qu'une preuve de domiciliation (pour nous, le problème était que le nom n'était pas le même sur les 2 papiers). Devant une telle règle, on ne peut que se demander si le but est de limiter la quantité de déchets triés. Des horaires limités aux heures où les Colombiens sont au boulot, des employés peu accueillants, des règles strictes, on ne peut pas dire que l'on cherche sérieusement à inciter les gens à faire des efforts (hou, je vais me faire engueuler, moi !).
A l'arrivée, j'ai eu toutes les peines du monde à faire accepter ma vieille imprimante et magnétoscope et je me suis fait recaler mon pot de peinture (pour ça, il faut aller à la mairie, m'a expliqué le gars sans rire. Et moi qui croyais que le but de cette déchèterie était de faire de la proximité…).
Quand nous sommes partis, il devait être 17h45. La collecte de la journée des 2 gars était modeste. Nous avons eu l'impression d'y avoir contribué presque pour moitié (alors que cela faisait un mois que la déchèterie n'était pas venue dans le quartier). Et le pire, c'est qu'on en est arrivé à se dire que c'est déjà un miracle et la preuve d'une sacrée bonne volonté de la part des habitants comme nous, qui ont pris du temps, qui se sont donnés du mal, qui ont utilisé un petit bout de RTT (vous vous en doutez, ce n'est pas moi qui ai des RTT) pour faire un tout petit geste pour la planète en permettant le recyclage de quelques bricoles.
Peut-être qu'un jour, à l'heure où la ville met en place son agenda 21, où le développement durable s'affiche dans toute la ville, on voudra faire un réel effort pour le recyclage et pas seulement placer cette pitrerie de déchèterie mobile uniquement comme un gadget qui ne peut servir qu'à un petit nombre de Colombiens. Pour rester sur les déchets électroniques, veut-on réellement tout mettre en oeuvre pour leur recyclage ? J'ai un gros doute…

Tiens, pendant que je m'énerve sur le sujet (et quitte à me faire engueuler par une adjointe au maire en charge de ces dossiers et lectrice de ce blog), je rajoute quelques mots sur le courrier des lecteurs du dernier Mosaïque. A des collégiens qui évoquaient l'absence de tri dans un certain nombre de bâtiments, la réponse pouvait se résumer en un "c'est pas possible" qui paraissait fataliste. Dans la même catégorie, on va aussi finir par dire aux collégiens qu'il n'est "pas possible" d'empêcher le réchauffement climatique, la pollution et toutes ces saloperies qui nous pourrissent l'atmosphère. Finalement, c'est peut-être pour ça que je suis incapable d'être "politique", je ne supporte pas le "c'est comme ça, tant pis".

Publié dans Coup de gueule

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Cathe 06/06/2009 22:44

Zut, j'ai loupé l'occasion d'engueuler l'auteur dans les temps... j'ai troqué les déchèteries mobiles colombiennes pour une déchèterie périgourdine !Donc concernant les déchèteries mobiles du Syelom (syndicat dont on dépend) : le Syelom étudie la possibilité (espérons qu'ils concrétisent) de reprendre les déchets toxiques. Sur les horaires que le prestataire du Syelom ne respectent pas toujours : on leur a fait part de notre mécontentement lors d'une réunion convoquée tout exprès, et nous avons aussi râlé (pour la énième fois) de ne toujours pas avoir de samedi... réponse : on ne peut pas investir dans un nouveau dispositif... La déchèterie mobile de la rue Ménelotte rencontre un vif succès, celle des Fossés-Jean un peu moins, quant à celle de la rue Buffon, après un démarrage prometteur lorsqu'elle était située place Aragon, on s'aperçoit que la fréquentation est quasi nulle, les gens n'y vont pas. Pourquoi présenter un justificatif de domicile (qui concerne toutes les communes du 92, le dispositif étant départemental) ? Parce que ces déchèteries sont réservées aux particuliers.Après c'est une histoire de convictions, vouloir favoriser le réemploi et le recyclage nécessite quelques efforts, et personnellement je trouve que ça vaut le coup, mais je suis une écolo convaincue. 

Camille 06/06/2009 15:13

Moi j'ai testé la déchetterie mobile....et franchement, je serai plus positive que vous. Bon, ok, y'a encore des progrès à faire et les employés ne sont pas très accueillants (mais en même temps j'y vais pas faire la conversation...juste poser mes poubelles...et j'avais mon justif de domicile...comme indiqué sur le site de la mairie)...mais ça m'a bien dépanné pour me débarrasser de 2 -3 trucs qui encombraient mon garage depuis 1 an (et pour lesquels je ne serai pas aller jusqu'à St Denis pour m'en débarasser)...ça aurait encore trainer 2 ans chez moi. Et commentaire: à Saint Denis, ils ne prennent pas les produits toxiques non plus...ceci dit, grouper la collecte de tous les produits (meme si ce sont 2 réseaux distrincts) eut été une excellente idée !

alexis bachelay 19/05/2009 13:52

Ton témoignage illustre bien tout le chemin qu'il reste à parcourir pour que tous les déchets puissent être récupérés et recyclés de manière plus efficace.La déchèterie mobile part du principe qu'il faut rapprocher le tri des usagers. Mais par contre, elle ne peut pas récupérer pas tous les déchets. Elle vise en priorité les encombrantsPour les huiles et autres déchets toxiques comme la peinture, il faut aller devant la mairie le premier dimanche du mois, jour de marché. A Aragon le 1er vendredi ou à Marceau le 1er samedi du mois.Dans l'idéal, il faudrait aller vers une décheterie locale.

MICHEL 18/05/2009 17:09

Bonjour,mes jours de rtt je les garde et je vais à la déchetterie de Saint-Denis qui est ouverte le samedi et dimanche matin. Leur déchetterie mobile est une idée ridicule. Je vous rassure à la déchetterie de Saint-Denis, ils sont aussi aimable que la déchetterie mobile. La seule déchetterie bien dans le secteur mais il faut un justificatif de domicile ( merci mon frère) se trouve à Argenteuil 95. Attention dans le genre con, il y a un certain niveau chez Syscom à Saint-Denis

B.Moyen 18/05/2009 15:35

Oui, moi aussi j’ai testé la déchetterie mobile de la rue Buffon le mois dernier.
Je me décide enfin à me séparer de ce pneu qui finalement ne me servira jamais, ainsi que de ce vieux PC auquel il manque toutes ses cartes « vitales ». J’en profite pour prendre le bidon d’huile de friture qui traîne sur mon trottoir depuis un mois. Quitte à aller à la déchetterie, soyons civique ! Arrivé sur place je n’ai droit qu’à déposer mon ordi, pour le pneu et l’huile, il parait qu’il faut que j’aille à la déchetterie de Nanterre. Puisqu’un des employés sur place va dans le coin, il me propose de le suivre. Bon allez, ce sera l’occasion de voir où elle est ! Heureusement qu’il m’a montré le chemin ! On commence par me demander un justificatif de domicile que je n’ai pas, puis voyant ma tête défaite le gars de l’accueil me dit que pour cette fois ça ira, mais qu’il ne prend que le pneu, rien n’est prévu ici pour l’huile de friture ! Il me faudra repartir avec ce bidon d’huile usagé qui au départ ne m’appartenait pas, et vraisemblablement attendre le jour du mois où le camion du service des produits toxiques sera sur la place Aragon. Une heure et demi pour jeter une UC d’ordinateur et un pneu et me retrouver avec un bidon d’huile de friture que je n’ose pas redéposer là où je l’ai trouvé, en face de chez mon voisin ! On fini par mieux comprendre pourquoi il y autant de dépôts sauvages !